"La victoire de Wout van Aert est stratosphérique. Il a manifestement démarré très bien ce cyclo-cross, il a pris un bon départ. Il a toléré deux coureurs dans son sillage pendant un tour, profitant ensuite d'une petite erreur de Toon Aerts. Il était parti : à partir de là, techniquement c'était parfait, on n'a pas vu une seule faute. Il a maintenu son rythme sauf peut-être durant le dernier tour. Il m’impressionne, tant au niveau de sa puissance que de son pilotage. C’était remarquable aujourd’hui. Pour avoir vécu avec Sven Nys pendant six saisons, et ce dernier le dit lui-même, ce van Aert-là est supérieur à tout ce qu’on a connu. C’est très difficile de le comparer à Eric De Vlaeminck ou Roland Liboton, car le cyclo-cross était très différent, au niveau de la durée aussi. Cette comparaison-là n’a pas lieu d’être", a analysé Gérard Bulens, notre consultant cyclisme.
Notre compatriote sera absent aux championnats du monde : une bonne chose pour lui et/ou pour le cyclo-cross ? "Ce n’est pas une bonne chose pour la discipline, les meilleurs devraient toujours être au départ pour nous assurer une très belle épreuve. On peut comprendre van Aert. On a décidé d’essayer à tout prix d’internationaliser le cyclo-cross. On fait un championnat du monde à quatre semaines des grands évènements sur la route. Il est dans une équipe renforcée autour de lui pour les courses d’un jour. Qui plus est, ça se passe dans une société qui veut s’imposer sur la Belgique. Tout est dit. On comprend donc qu’il ne soit pas au départ. C’est dommage pour la discipline et je pense que ça doit impliquer une réflexion des autorités et de l’Union cycliste internationale", a ensuite indiqué Gérard Bulens.
A Middelkerke, le coureur de l'équipe Jumbo-Visma a mis fin à sa saison dans les labourés, où il a décroché neuf victoires en dix courses. Dès ce lundi, il partira en stage avec sa formation du côté de l'Espagne.