Cuisine

Cuisiner sans électricité : du cru oui, mais sous certaines conditions

Cuisiner sans électricité : du cru oui, mais sous certaines conditions.

© Aleksandr Zubkov

04 oct. 2022 à 08:30Temps de lecture2 min
Par RTBF avec AFP

Avec les prix actuels, la tendance est forte de concocter des recettes crues. On a décidé de vous fournir les trois précautions à prendre les plus importantes pour éviter toute intoxication alimentaire.

Quand on casse un oeuf, on ne passe pas le jaune d'une coquille à l'autre

Quand on casse un œuf, on ne passe pas le jaune d'une coquille à l'autre.
Quand on casse un œuf, on ne passe pas le jaune d'une coquille à l'autre. Stefania Pelfini, La Waziya Photography

Tout petit, on apprend à casser un œuf sur le bord d'un bol puis de faire couler le blanc d’œuf en retenant le jaune et en le transvasant plusieurs fois d'une coquille à l'autre. Si vous avez prévu de respecter la recette du steak tartare, il y a toutes les chances que vous procédiez ainsi pour coiffer votre viande, sauf que cette technique n'est pas hygiénique.

Si l'une des coquilles est souillée, par la salmonelle par exemple, le risque que le jaune d’œuf le soit aussi devient plus que probable. Mieux vaut casser l’œuf puis attraper le jaune à l'aide d'une cuillère à soupe... Et dans tous les cas, si la recette est crue, il est important d'utiliser un œuf extra-frais pour éviter toute contamination.

Non, la congélation ne tue pas les bactéries

Non, la congélation ne tue pas les bactéries.
Non, la congélation ne tue pas les bactéries. vitranc

Au plus fort de la crise sanitaire, les marques de gels hydroalcooliques s'en sont donné à cœur joie pour rappeler qu'elles étaient les seules à fournir la vraie solution anti-bactérie. Souvent, elles prenaient l'exemple de la congélation qui alimente une idée reçue profondément ancrée qui voudrait que le grand froid détruise les microbes. Du côté de Sanytol, on rappelle que la congélation ne fait que mettre en sommeil les bactéries et évite leur développement. Cette technique de congélation ne les élimine pas.

Pour autant, on peut se prémunir des parasites potentiellement présents dans le poisson cru. Si l'on en croit les recommandations du ministère de l'Agriculture et de la pêche (France), le poisson d'origine sauvage doit être congelé durant au moins sept jours s'il est prévu pour une consommation crue. En fait, de cette manière, on veut prévenir une intoxication par les anisakis, un parasite vivant dans le tube digestif des mammifères marins pouvant conduire à une contamination (l'anisakidose) suite à une consommation de sushis.

Il faut changer éponges et essuies de vaisselle bien plus souvent qu'on ne le pense...

Il faut changer éponges et essuies de vaisselle bien plus souvent qu'on ne le pense...
Il faut changer éponges et essuies de vaisselle bien plus souvent qu'on ne le pense... PhotoAlto/Laurence Mouton

Parmi les réflexes à adopter en cas de cuisine crue, on ne cesse d'inciter au nettoyage des surfaces et à l'utilisation d'ustensiles irréprochables sur le plan sanitaire. Ce qu'il faut surtout ne pas oublier après ce grand ménage, c'est de changer les éponges ! Selon la Commission de sécurité des consommateurs (France), une éponge est sale après deux jours d'utilisation. Au terme de ce délai, on peut trouver 50 milliards de bactéries au centimètre carré.

En 2017, une étude révélait qu'il y avait davantage de bactéries dans une cuisine qu'aux toilettes à cause des éponges.

Idéalement, il faudrait consacrer une éponge à chaque tâche ménagère, c'est-à-dire une pour nettoyer le plan de travail, une autre pour la vaisselle... La Commission de la sécurité des consommateurs (France) recommande, sinon, de la désinfecter à l'aide de vinaigre blanc et de l'essorer avec soin. Et surtout, on ne conserve pas l'éponge sur un support qui retient l'eau...

Et ce n'est pas tout ! Pensez aussi à changer régulièrement vos essuies de vaisselle. En 2018, des scientifiques de l'université de Maurice avaient démontré qu'après un mois d'utilisation, un torchon pouvait contenir dans 36,7% des cas des coliformes, comme la fameuse bactérie Escherichia Coli, qui motive les rappels de produits alimentaires quand celle-ci les infecte au moment de la fabrication ou du conditionnement. Dans 14,3% des cas, les chercheurs avaient même identifié des staphylocoques dorés, responsables d'intoxications alimentaires.

Sur le même sujet

Cuisiner sans électricité : la recette du steak tartare du chef Jacky Ribault

Cuisine

Cuisiner sans électricité : 3 recettes qui vont (re)devenir tendance

Cuisine

Articles recommandés pour vous