RTBFPasser au contenu

Belgique

Qui sont donc ces électeurs qui ont fait flamber la N-VA?

Qui sont donc ces électeurs qui ont fait flamber la N-VA?
10 juin 2011 à 06:05 - mise à jour 10 juin 2011 à 07:201 min
Par Mireille Smekens

C'est le moment qu'ont choisi la KUL et son Institut d'études d'opinion socio-politique pour publier une vaste étude sur la N-VA et ses électeurs. 1901 personnes ont été interrogées en deux vagues en 2010 et jusqu'en avril de cette année, afin de découvrir qui étaient les électeurs de la N-VA, le 13 juin 2010: âge, classe sociale, formation, positionnement politique, centres d'intérêts. 

Dans cette étude on découvre que la N-VA est très représentative de l'ensemble de la société flamande et y grappille partout. Et surtout que cela pourrait durer.

Grand vainqueur de juin 2010, la N-VA a conquis toutes les couches de la population flamande.  En ce sens, c'est un vrai parti populaire, dans toutes les tranches d'âge, mais avec moins de succès au-delà de 65 ans.

Les cadres, employés, fonctionnaires et les plus scolarisés sont plus représentés que les indépendants, les ouvriers peu qualifiés et les moins diplômés. L'électeur N-VA est aussi plutôt catholique mais pas toujours pratiquant, des électeurs dominés par un sentiment flamand, une attitude critique envers le politique, des craintes face à l'immigration et l'insécurité, un certain individualisme et un néo-libéralisme économique. Ce qui situe l'électorat N-VA forcément à droite entre CD&V et Open VLD et extrême droite du Belang. Sur l'institutionnel, voilà des électeurs favorables à 63 % à une plus grande responsabilisation des régions mais, mini surprise, 17 % seulement veulent la fin du pays, 10 % sont même pour un retour à la Belgique unitaire.

Autre surprise, ils n'ont pas voté avant tout pour Bart De Wever super star mais pour le programme, les candidats en général, la volonté de changement et de dénoncer le bilan de l'équipe Leterme sortante.

De quoi donner en conclusion, une N-VA stable à priori avec un électorat vaste mais dont une partie reste cependant volatile.

En 2010, 20% ne se sont décidés que le jour même, 50% les derniers jours, un quart avait même envisagé de voter pour un autre parti. Que feront-ils la prochaine fois ? La question reste posée.

Fabien Van Eeckhaut

Vous pouvez consulter l'étude en question ici via le site de la KUL

L'électorat de la N-VA

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Articles recommandés pour vous