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Crise politique en RDC: les négociations reprendront le 21 décembre

La tension monte au Congo

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17 déc. 2016 à 11:01 - mise à jour 17 déc. 2016 à 16:542 min
Par Belga

Les négociations entre pouvoir et opposition pour tenter de trouver une issue à la crise politique en République démocratique du Congo sont "suspendues" et reprendront le 21 décembre, a annoncé samedi le président de la conférence des évêques catholiques, qui assure la médiation.

Les discussions reprendront au lendemain de l'échéance officielle du mandat du président Joseph Kabila, le 20 décembre. Une partie de l'opposition et de la population réclament son départ à cette date alors que le chef de l'État entend, lui, rester au pouvoir, après le report sine die de l'élection présidentielle prévue cette année.

Ultime journée de discussions

Une ultime journée de discussions s'est ouverte samedi peu avant 11H00 à Kinshasa pour tenter de trouver un accord politique qui permettrait une sortie de crise en République démocratique du Congo avant la fin du mandat du président Joseph Kabila mardi.

Cette journée apparaît comme la dernière chance de trouver un compromis avant le 20 décembre, date d'échéance du mandat de Joseph Kabila, qui entend rester au pouvoir et a reporté sine die l'élection présidentielle prévue cette année. Entamées le 8 décembre, ces négociations entre pouvoir et opposition, sous le patronage de la Conférence des évêques catholiques du Congo (Cenco), devaient théoriquement s'achever vendredi. Faute d'accord sur les principaux points de contentieux vendredi soir, elles ont été prolongées d'une journée, mais les évêques doivent s'envoler samedi soir pour un voyage au Vatican prévu de longue date. Les prélats doivent revenir dans la capitale congolaise mardi soir.

Kabila reste dans son silence

Les discussions visent à trouver un compromis sur la mise en place d'une période de transition politique devant mener à la tenue d'une élection présidentielle, reportée en septembre. Elle doit permettre la désignation d'un successeur à Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de se représenter pour un troisième mandat. Les détracteurs du chef de l'État l'accusent depuis des mois d'avoir orchestré le report de l'élection et d'envisager de changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir, comme l'ont fait plusieurs présidents de pays voisins de la RDC.

Joseph Kabila, 45 ans, ne dévoile rien de ses projets, si ce n'est sa volonté de se maintenir en poste après le 20 décembre jusqu'à l'élection d'un successeur. Le président de l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunication (ARPTC), Oscar Manikunda, a ordonné de bloquer tous les médias sociaux à partir du 18 décembre à 23H59, selon une lettre qui circulait sur la toile vendredi soir. Ce courrier, daté du 14 décembre, mentionne notamment Facebook, Instagram, Whats'App, Instagram, Twitter, Google+, Skype, Flickr, Myspace et Pinterest.

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