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Drame migration

Crise des réfugiés: une future coopération entre la Turquie et l'Union européenne

Crise des réfugiés: une future coopération entre la Turquie et l'Union européenne
30 nov. 2015 à 11:14 - mise à jour 30 nov. 2015 à 11:252 min
Par RTBF

Les Turcs et les états-membres ont décidé de coopérer pour tenter de limiter l'arrivée de réfugiés sur le sol européen. Hier lors d'un sommet extraordinaire en présence du Premier Ministre turc, les 28 ont promis de soutenir financièrement les efforts turcs pour empêcher les réfugiés de prendre la mer vers l'Europe. Mais la Turquie a exigé et obtenu des contreparties dont tous les détails ne sont pas connus. L'aide européenne à la Turquie devrait atteindre 3 milliards d'euros.
Une meilleure surveillance des frontières

La Turquie s'engage à mieux surveiller ses propres frontières pour limiter les réfugiés qui arrivent chez elle. Mais cela a déjà commencé, les frontières entre la Turquie et la Syrie se referment progressivement. Les autorités turques organiseront également davantage de patrouilles pour empêcher ces réfugiés de prendre ensuite la route vers l’Europe.

En contrepartie, la Turquie exigeait que les Européens accueillent 400 000 Syriens présents sur le sol turc. Mais l’Europe refuse pour la plupart des états.

Dans un an, si la Turquie tient ses engagements, les Turcs qui viendront en Europe n'auront plus besoin de visa. En échange, la Turquie s'engage à accueillir sur son sol non seulement les Turcs qui n'auront pas de permis de séjour en Europe, mais aussi d'autres migrants déboutés en Europe et qui ont transité par la Turquie.

La Turquie s'engage à accueillir des migrants sans permis de séjour et déboutés de l'Europe.
La Turquie s'engage à accueillir des migrants sans permis de séjour et déboutés de l'Europe. BULENT KILIC - AFP

Le processus d’adhésion est relancé

La Turquie obtient enfin, la promesse que dans 15 jours, le processus d'adhésion turque à l'Union européenne sera relancé. Il était au point mort depuis plusieurs années en raison notamment des atteintes toujours plus nombreuses aux libertés fondamentales. Le Premier Ministre turc s'est montré très satisfait de ce sommet. Mais du côté des autorités européennes, on le répète : ils veulent des mesures concrètes.

Mais est-ce qu'on est prêt à tout avec la Turquie parce qu’on se focalise uniquement sur la question des réfugiés ?

Selon Federica Mogherini, ministre des Affaires étrangères du Gouvernement Renzi en Italie, il est important de renouer le contact avec le gouvernement turc :

" Nous avons maintenant un gouvernement qui s'installe pour plusieurs années et c'est important pour nous d'avoir un très large dialogue sur tous les dossiers qui comptent. Bien sûr, la crise des réfugiés en est un. Mais il y en a d'autres, la relance du processus d'adhésion, qui ira de pair avec de nouveaux engagements turcs à propos d'éléments de base comme les droits fondamentaux, la liberté de la presse et la reprise du processus de paix avec les Kurdes. Et je pense qu'en ce moment, après l'assassinat de Tahir Elçi, c'est encore plus important de reprendre les discussions avec les Kurdes "

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Accord en Turquie sur les migrants

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