Tennis

Coupe Davis : David Goffin, l’homme qui ne perd presque jamais sous le maillot rouge de l’équipe nationale

David Goffin, le leader de l’équipe belge de Coupe Davis, à Hambourg

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13 sept. 2022 à 06:57Temps de lecture3 min
Par Christine Hanquet

La phase de poules de l’édition 2022 de la Coupe Davis va commencer, un peu partout en Europe. Quatre villes accueillent chacune quatre pays. Les deux meilleurs de chaque groupe se retrouveront en novembre, dans la phase finale, à Malaga.

La Belgique joue à Hambourg, contre l’Australie, sans Nick Kyrgios, l’Allemagne, sans Alexander Zverev, et la France, sans Gaël Monfils. Notre pays, lui, pourra compter sur son leader, David Goffin. En mars dernier, jouer, et gagner, pour son pays, avait complètement relancé sa saison.

Cette fois encore, la Coupe Davis pourrait être un moment clef pour lui. Il reste sur cinq défaites au premier tour, lors de la tournée nord-américaine sur ciment. Il a très vite tourné la page, il a retrouvé son rythme à l’entraînement. Et il s’apprête à tenter de mener la Belgique à la qualification.

Cela fait dix ans, maintenant, que David Goffin revêt régulièrement le maillot rouge de l’équipe belge. Et ses statistiques sont très impressionnantes. Il a disputé trente matches de simple, et il en a gagné 26.

Entretien avec un joueur sur lequel la Belgique sait pouvoir compter…

David, on connaît l’importance que la Coupe Davis peut avoir pour vous dans une saison, et dans une carrière. Qu’attendez-vous de ce rendez-vous ?

Je suis très content qu’on soit en phase de poules. C’est incroyable de participer à une compétition comme celle-là. Je le dis toujours, ce n’est pas la Coupe Davis d’avant, c’est une autre, mais j'aime encore. Et c’est important que la Belgique soit parmi les meilleures nations, dans une telle épreuve. Je pense qu’on est à notre place. Et malgré le niveau des autres pays, on va essayer d’aller un peu plus loin.

A ce moment-ci de la saison, alors que vous restez sur plusieurs défaites au premier tour, avez-vous besoin de vous retrouver en équipe, et de vous battre pour votre pays ?

On en a toujours besoin. Même quand on vient de gagner beaucoup de matches, ce qui a déjà été mon cas, on veut encore jouer. On se dit qu’on est en forme, et qu’on a envie d’en profiter pour ramener des points. Et quand on a besoin de matches, comme c’est le cas maintenant, cela peut faire du bien pour la confiance, d’être en équipe, de se préparer avec le groupe, et de gagner des rencontres. C’est toujours bon de jouer la Coupe Davis. Bien sûr, si on est sur les rotules, c’est dur. Mais là j’ai besoin de matches, donc je suis content d’être là, avec toute l’équipe. J’aurai d’office trois matches à jouer en simple, si tout va bien.

Vous rendez-vous compte que vous jouez en Coupe Davis depuis dix ans ?

Oui, cela passe vite. Et on arrive à presque à quinze ans de carrière. J’ai bientôt 32 ans, mais j’essaye de rester au plus haut niveau possible. Mon statut a évolué, au fil des années. Lors des premières rencontres, il y avait beaucoup de stress. La toute première fois, je m’étais retrouvé à jouer le double et le simple décisif. Et on avait battu la Grande-Bretagne. J’en garde un super-souvenir. Ensuite, j’ai commencé à rapporter mes points régulièrement, on comptait sur moi, j’étais focalisé sur mes performances. Et maintenant, cela change un peu, je suis le plus vieux de l’équipe, j’ai une grande expérience. Et en plus d’essayer de rapporter mes points, je dois un peu chapeauter les plus jeunes joueurs. Zizou Bergs a 23 ans, il me pose des questions. En Finlande, quand il a joué le match décisif, j’ai essayé de le canaliser un peu. On sait qu’il peut vite s’exciter, dans des moments comme ceux-là. Il avait fait le job. J’ai un rôle de joueur d’expérience dans l’équipe. Si on me pose des questions, si je peux aider, je suis content.

Vous avez un fameux bilan, en simple, en Coupe Davis. Trente matches joués, 26 matches gagnés…

Et encore, il y a en a deux ou trois où j’ai eu une balle de match. Cela aurait pu être encore mieux (sourire)…  Dans l’ensemble, même s’il y a eu beaucoup de stress, il y a eu des matches où j’ai vraiment bien joué. Je reste toujours là mentalement, et cela paye.

Cette rencontre ne sera pas facile. Vous n’êtes sans doute pas l’équipe favorite. Cela vous va bien, non ?

Oui, on est les outsiders, et on n’a rien à perdre. On avait un peu plus de pression contre la Finlande, parce que c’était plus équilibré sur le papier. Et on s’était qualifiés. Ne pas être les favoris ici, cela peut nous faire du bien à tous. Cela peut nous aider à réussir de bons matches. Et pourquoi pas essayer d’aller plus loin ?

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Un David Goffin impérial domine Tsonga

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