RTBFPasser au contenu

Cinéma - Accueil

Coup d'envoi du Festival de Toronto avec un remake des "Sept Mercenaires"

Coup d'envoi du Festival de Toronto avec un remake des "Sept Mercenaires"
08 sept. 2016 à 13:512 min
Par Belga News

Avec un remake du western "Les Sept Mercenaires" (dans lequel joue l'acteur noir américain Denzel Washington, doublement oscarisé), le rideau se lève jeudi soir sur le Festival international du film de Toronto, qui fait une place belle au cinéma européen et aux femmes. Environ 400 longs et courts métrages venant de plus de 80 pays vont y être projetés jusqu'au 18 septembre pour ce dernier grand rendez-vous du cinéma avant le couronnement des Oscars, en février.

Premier à fouler le tapis rouge jeudi, le réalisateur Antoine Fuqua revisite sans légèreté "Les Sept Mercenaires" avec le défi de reléguer aux oubliettes la version de John Sturges vieille de plus d'un demi-siècle, inspirée par le Japonais Akira Kurosawa ("Les Sept Samouraïs"). Denzel Washington, en chasseur de primes, y embarque une équipe de fines gâchettes (Chris Pratt, Ethan Hawke...) pour protéger une bourgade du Far West d'un industriel (Peter Sarsgaard) cupide.

Au printemps, alors en pleine post-production, le réalisateur Antoine Fuqua justifiait le rôle principal en cow-boy noir pour créer "l'événement" et avoir "quelque chose qui n'a pas encore été vu, quelque chose qui incarne davantage de diversité". De fait, les populations du Far West étaient un mélange d'Européens, de Chinois, de Mexicains, d'Amérindiens et de Noirs.

"Les westerns ont de tout temps parlé de ce qui se passait en Amérique (...) et celui-ci parle d'une Amérique contemporaine. C'est une métaphore intéressante de ce qui se passe aux Etats-Unis en ce moment", a expliqué Piers Handling, co-directeur du Festival de Toronto en référence à la campagne de la présidentielle américaine.

Le Festival de Toronto ne décerne pas de palmes ou d'ours comme à Cannes ou à Berlin mais uniquement un prix du public, donnant souvent le tempo des récompenses hivernales à Hollywood. C'est ainsi que des films ou des interprètes, mis en exergue en septembre à Toronto, ont décroché quelques mois plus tard l'Oscar (l'actrice Brie Larson dans "Room", Matthew McConaughey avec "Dallas Buyers Club" ou le film "12 Years a Slave" de Steve McQueen).

Jeudi, au-delà des paillettes et du protocole autour du film d'Antoine Fuqua, les festivaliers vont découvrir "Message from the king", dernier long métrage du Belge Fabrice du Welz (réalisateur de "Alléluia") retraçant l'histoire d'un Sud-Africain, fraîchement arrivé à Los Angeles, qui venge la mort de sa soeur.

Autre première mondiale au programme en ouverture, le film chinois "Je ne suis pas madame Bovary" de Feng Xiaopang, qui s'attaque avec un humour caustique au combat d'une gérante de café escroquée par son ex-mari, contre les lourdeurs administratives et les pratiques ancestrales, ou encore le long métrage de la Nigériane Kemi Adetiba ("The wedding party") pour une comédie grinçante sur un mariage somptueux sombrant dans un fiasco retentissant.

Sans arriver à la parité chère au Premier ministre Justin Trudeau, les organisateurs du festival ont donné plus de visibilité aux femmes, qui ont réalisé ou scénarisé pratiquement un tiers des longs ou courts métrages.


Belga

Articles recommandés pour vous