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Couacs, surréalisme et CPAS: 5 anecdotes autour du concours Reine Elisabeth

Couacs, surréalisme et CPAS: 5 anecdotes autour du concours Reine Elisabeth

C'est une tradition à l'approche du mois de mai : le concours reine Elisabeth fait son retour pour le plus grand plaisir des mélomanes. Cette année, place au chant qui résonnera à Flagey puis au Palais des Beaux-Arts entre le 1er et le 17 mai. Un concours à suivre en direct grâce à la RTBF en radio, en télévision et sur le web.

Alors que les candidats se préparent à affronter le jury, retour en vidéo sur quelques anecdotes qui ont marqué l'histoire d'un concours mythique.

>>> À lire aussi : notre page consacrée au concours Reine Elisabeth sur le site Culture de la RTBF

>>> À lire aussi : comment suivre le Concours Reine Elisabeth chant 2018 sur la RTBF ?

1983: Pierre-Alain Volondat fascine et intrigue

Quand son nom a retenti dans la salle de concert, Pierre-Alain Volondat s’est avancé vers la scène d’un pas robotisé. Nous sommes le 28 mai 1983, le Français âgé de 20 ans est le premier lauréat du concours.

Sur le plateau du journal télévisé, Pierre-Alain Volondat montre une fois de plus qu’il est un musicien à part. "Je savais que j’allais gagner le concours, commence-t-il. Je le savais parce que je l’ai senti avant tout. (…) Je voyais exactement ce qui allait arriver", affirme celui qui se voit comme l’un des héritiers directs de Beethoven.

Mais que devient Pierre-Alain Volondat ? Il joue toujours du piano, mais dans un style éloigné de celui qui prévaut au Reine Elisabeth. Le musicien est un spécialiste du boogie-woogie qu’il pratique souvent sur scène avec Renaud Patigny, autre virtuose du genre. Pierre-Alain Volondat était ainsi à Mouscron en mars dernier. L’occasion de découvrir… son talent d’humoriste. Comme on peut le lire sur le site de Musiq’3, il "est capable de faire s’écrouler de rire toute la salle avec ses imitations des Claude Piéplu, Paul Préboist, Galabru, Fernandel…"

Pierre-Alain Volondat - JT 29 mai 1983

l'interview de Jean-Jacques Jespers et Marcel Croës

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Récital de Pierre-Alain Volondat

1e lauréat du Concours Reine Elisabeth 1983

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2015: couac aux accents sud-coréen à l'annonce des résultats

Les candidats asiatiques sont nombreux à tenter leur chance au concours, notamment en violon. En 2015, la Sud-Coréenne Lee Ji Yoon croit avoir entendu son nom. Elle sort des coulisses persuadée d’avoir gagné le premier prix. Malaise sur scène, Arie Van Lysebeth, le président du jury, avait en fait appelé une autre Sud-Coréenne du nom de Lim Ji Young.

Lee Ji Yoon, qui termine en réalité parmi les lauréats non classés (donc après la sixième place), est emmenée aussitôt à l’écart dans la confusion la plus totale. Un moment à revoir dans la vidéo ci-dessous.

Quiproquo au Concours Reine Elisabeth

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2017: la corde qui casse en finale

C’est sans doute le moment le plus stressant pour les candidats : leur prestation en finale. Le 1er juin 2017, le concours Reine Elisabeth est consacré au violoncelle. Pas de chance pour JeongHyoun Christine Lee, elle a cassé deux cordes alors qu’elle interprétait le morceau imposé.

"Mesdames et messieurs, bonsoir à tous, une interprétation passionnée et passionnante que nous allons reprendre depuis le début, le temps de changer les cordes calmement", réagit aussitôt le chef d’orchestre Stéphane Denève.

La musicienne finira parmi les candidats non classés. Loin derrière le gagnant de cette année-là : le Français Victor Julien-Laferrière  

>>> A lire aussi : Isolement et concentration: à quoi ressemble le quotidien des finalistes du Concours Reine Elisabeth?

Corde cassée au Concours Reine Elisabeth

JT 13h

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Le candidat qui ne peut pas répéter

Vilmos Csikos a un objectif en tête : remporter le concours Reine Elisabeth dans la catégorie violon. Pour y parvenir, il s’entraîne plus de six heures par jour. Problème : entre janvier et mars, il a eu droit à plusieurs visites de la police dans l'appartement de ses parents à Forest. Sa voisine ne supporte pas les longues heures de répétition de Vilmos et de sa sœur, elle aussi violoniste.

Seul espoir pour garantir des relations de bon voisinage : trouver un local de répétition… ou calfeutrer la chambre de Vilmos. Ses parents ont lancé une campagne de financement participatif pour faire insonoriser l’appartement. Coût estimé des travaux : 10.000 euros. Pour l’instant ils ont réuni 380 euros auprès de quelques donateurs.

 

 

Le violoniste qui fait trop de bruit

JT 19h30

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La lauréate de 1968 qui finit au CPAS

En 1968, Ekatarina Novitskaia remporte, à 16 ans, le concours consacré cette année-là au piano. Mais les décennies qui suivront seront moins fastes. En 2011, la musicienne et son mari se retrouvent face à la justice. Ils sont alors poursuivis pour des faits de harcèlement contre un ex-magistrat du barreau de Mons. Le tribunal de Tournai jugera non fondées les plaintes visant Ekatarina et son mari.

"Depuis quelques années, les apparitions de celle qui est considérée comme l'une des plus grandes pianistes au monde sont rares. Elle vit sous tutelle du CPAS à Mons", peut-on lire dans une dépêche de l’agence Belga publiée en mai 2011.

Retrouvez ci-dessous la prestation d'Ekatarina Novitskaia lors de sa participation au concours en 1968.

 

 

 

 

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