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Coronavius : malgré la hausse des nouveaux cas, la 4e dose n’est pas d’actualité selon la ministre Morreale

L'invité de Matin Première : Christie Morreale

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30 juin 2022 à 07:33 - mise à jour 30 juin 2022 à 10:05Temps de lecture3 min
Par Kevin Dero, sur base d'une interview de Thomas Gadisseux et de François Heureux

Alors que l’épidémie de coronavirus est à nouveau à la hausse dans notre pays (et un peu partout en Europe), la ministre wallonne de la Santé, la socialiste Christie Morreale, était l’invitée de Matin Première ce jeudi. La Liégeoise y répondait aux questions de Thomas Gadisseux et François Heureux.

Un été serein ?

Tout d’abord, une question plus que d’actualité : sommes-nous au début d’une nouvelle vague de Covid-19 ? Selon Christie Morreale, oui. Et celle-ci est due au variant omicron BA.5. Mais pas de quoi s’inquiéter outre mesure, rassure la ministre : "pas mal de gens sont contaminés, explique-t-elle, avec généralement pas de formes sévères. Mais il faut être attentif et se protéger. On ne sait pas éviter d’être malade et de contracter le covid, mais par contre on peut éviter les formes sévères. Et on voit que trois doses de vaccin sont efficaces ". La ministre réitère donc le bien-fondé d’avoir trois doses vaccinales (ou 4 pour les personnes immuno-déprimées). " C’est la meilleure réponse à avoir pour un été le plus serein possible " assure-t-elle.

On voit que trois doses de vaccin sont efficaces

Rappel à l’automne ?

Justement, parlons-en de cette quatrième dose. Le gouvernement wallon a annoncé qu’il avait budgétisé une nouvelle campagne. Le scénario probable – le conseil supérieur de la santé doit encore rendre ses conclusions — est qu’elle ait lieu à la rentrée pour les personnes les plus fragiles. Un vaccin adapté aux variants BA.1 et BA.2 (on ne sait pas encore pour le BA.5) sera vraisemblablement disponible à la rentrée – le feu vert n’est pas encore donné par l’Europe-, explique la ministre.


A lire aussi : Remontée des hospitalisations Covid : le virus est-il vraiment moins agressif ? Est-il encore utile de vacciner ?


Une campagne beaucoup moins massive que les précédentes, mais pouvant être réactivée avec ampleur selon l’évolution de la maladie. Donc on se dirigerait plutôt, selon elle, vers une quatrième dose pour les personnes âgées, les populations à risques et le personnel soignant.

Le retour du masque ?

Christie Morreale assure qu’un monitoring quotidien a toujours lieu. Avec la recrudescence de la maladie un peu partout en Europe, un certain nombre d’autorités ont déjà prôné un retour du masque, notamment dans les transports en commun. Sera-ce le cas en Wallonie ? Et la ministre socialiste de prôner " les bons réflexes " (selon sa fragilité, l’endroit en question, etc.). Mais " il n’est pas conseillé de le recommander à la population en ce moment de manière systématique ".

Il n’est pas conseillé de le recommander à la population en ce moment de manière systématique

 

Doit-on inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution ?

Suite au séisme provoqué par la révocation de ce droit au niveau fédéral aux Etats-Unis, plusieurs pays démocratiques se penchent en ce moment sur la question de le graver plus solidement dans les textes de loi. Le PS belge en est partisan.

Pourquoi est-ce important, selon la ministre ? " L’OMS (organisation mondiale de la Santé) explique que des avortements non-médicalisés conduisent à un taux très important de mortalité infantile et de morbidité. Donc il est important que les états puissent avoir des dispositifs légaux qui permettent de pouvoir pratiquer ces avortements de manière sécurisée pour les femmes ". Première chose pour la Liégeoise.

A-t-on suffisamment verrouillé la législation ?

Le deuxième étant, citant Simone de Beauvoir qu’"il suffira d’une crise sociale, politique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en cause " doit " nous appeler (comme c’est le cas aux USA) à voir quels enseignements on peut en tirer en Belgique. A-t-on suffisamment verrouillé la législation ? ". Il faut selon la ministre, s’assurer, de manière précise et approfondie avec des constitutionnalistes que " si on ouvre le débat sur la constitution ce soit en faveur des femmes et pas en leur défaveur".

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