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Coronavirus : "Les fêtes de fin d'année dépendront de notre comportement", insiste Alexander de Croo

L'invité de Matin Première: Alexander De Croo

Situation sanitaire & Vivaldi

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29 nov. 2021 à 08:45 - mise à jour 29 nov. 2021 à 09:023 min
Par Africa Gordillo, sur base de l'invité de Thomas Gadisseux

La vaccination contre le SARS-CoV-2 responsable du coronavirus reste la "ligne de défense" principale des autorités belges même si elle s’inscrit dans une stratégie plus globale. Invité de Matin Première, Alexander De Croo a déclaré "garder espoir" de convaincre les non vaccinés de passer le Rubicon. Il en appelle également à la responsabilité de chacun : "On a peu de certitudes dans cette épidémie… la seule certitude que l’on a, c’est l’impact de notre comportement humain… Les fêtes de fin d’année dépendront de notre comportement".

Quelles fêtes de fin d’année ?

A quatre semaines des vacances d’hiver, beaucoup s’interrogent sur l’évolution de l’épidémie de coronavirus, avec un variant Delta très contagieux majoritaire en Belgique et la présence avérée du nouveau variant Omicron encore plus contagieux. Les décisions prises vendredi dernier en Comité de Concertation seront-elles dès lors suffisantes pour aplatir la fameuse courbe épidémique ?


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Pas de discours catastrophiste à ce propos du Premier ministre qui en appelle à la responsabilité de chacun et aux dernières mesures annoncées vendredi : "Les fêtes de fin d’année, ça dépend de notre comportement. Si dans les semaines qui viennent, on arrive à diminuer nos contacts, à être prudent, à garder nos distances, à vacciner plus, à faire des troisièmes doses au maximum… ça nous aidera à faire des fêtes de Nouvel An qui seront clairement différentes de celles de l’année passée. Il y a quand même une différence énorme, c’est le taux de vaccination qui est élevé… et à ce moment-là, il n’y avait pas de vaccin".

Epidémie de non vaccinés ?

Aujourd’hui, 75% de la population (87% des adultes) sont complètement vaccinés. L’objectif affiché des autorités belges (gouvernement fédéral et entités fédérées) est de convaincre les 25% restants de franchir le cap de la vaccination et d’inviter tout le monde à recevoir la dose boosteur. 

1.367.665 personnes ont reçu le boosteur en date du 25 novembre, soit 11,87% de la population, selon le chercheur de l’université de Gand Bart Mesuere. Jusqu’ici, les plus de 65 ans, les personnes fragiles (comorbidités), le personnel soignant, les personnes ayant reçu l’unidose du vaccin Johnson & Johnson ont été invités à recevoir le boosteur. D’autres catégories vont suivre rapidement. Dans l’ordre, les vaccinés AstraZeneca de moins de 65 ans, toute la population et, dans un second temps, début 2022, ce sera le tour des 5-11 ans quand tous les feux seront au vert.


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Il y a deux mois et demi, le 17 septembre dernier, Alexander De Croo avait déclaré que l’épidémie de Covid était en train de devenir celle des "non vaccinés". Des propos maintenus ce vendredi : "On voit que chez les non vaccinés, la probabilité de se retrouver en hôpital et en soins intensifs est d’un facteur très supérieur… presque dix fois… C’est clair que quelqu’un de non vaccinés qui participe à la vie publique… donc qui a des contacts sociaux… prend quand même des risques énormes et a comme impact indirect de mettre une pression énorme sur nos soins de santé".

Le boosteur

Parallèlement, ajoute le Premier ministre, des vaccinés sont malades aussi, ce qui s’explique notamment par le fait qu’ils sont très nombreux à êtres vaccinés mais que "proportionnellement" ils sont moins touchés. A cela, il faut ajouter le fait que l’efficacité vaccinale s’affaiblit avec le temps : l’immunité offerte diminue ainsi plus rapidement pour le vaccin Johnson & Johnson, ensuite pour AstraZeneca (quatre mois), enfin pour les vaccins à ARN Messager comme Moderna ou Pfizer-BioNTech (six mois). D’où l’intérêt de la dose additionnelle appelée "boosteur".

"Ce qui est important pour moi", ajoute le Premier ministre, "c’est de convaincre des gens à propos de la vaccination. Je comprends qu’il y a des doutes. Je pense qu’ils se trompent. Mais ce n’est pas parce que je pense qu’ils se trompent qu’il ne faut pas faire un effort pour les convaincre" […] S’il y a une raison pour laquelle on n’est pas en lockdown aujourd’hui, c’est grâce à la vaccination".

A propos de l’obligation vaccinale pour les soignants, Alexander de Croo insiste : "C’est quand même normal, si je suis en maison de repos ou en hôpital et que je suis donc vulnérable… que, moi comme patient ou comme habitant, je peux exiger de la personne qui vient me soigner… qu’elle ne me mette pas en danger d’une manière additionnelle à cause du coronavirus".


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Le Premier ministre a par ailleurs annoncé des consultations cette semaine avec les secteurs principalement concernés par les mesures du Comité de concertation, que ce soit l’Horeca ou le monde de la nuit. Plusieurs mesures de soutien sont sur la table parmi lesquelles une TVA réduite à 6% pour les hôtels, cafés et restaurants.

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