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Coronavirus : l'Italie, pays le plus touchés d'Europe, passe la barre des 200 morts et compte près de 6000 cas

L'Italie compte désormais 200 décès et près de 6000 cas.
07 mars 2020 à 18:08 - mise à jour 07 mars 2020 à 20:43Temps de lecture2 min
Par Belga

L’Italie a enregistré 36 nouveaux décès liés au coronavirus en 24 heures, ce qui porte le nombre de morts à 233, tandis que le nombre de cas est monté à 5883 (+ 1247), selon le bilan officiel publié ce samedi.

Pays le plus durement touché d’Europe, l’Italie a procédé depuis le début de l’épidémie à 42.062 tests. L’essentiel des cas positifs est concentré dans le nord : en Lombardie (région de Milan, 3420 cas), en Emilie-Romagne (région de Bologne, 1010) et en Vénétie (région de Venise, 543).

"Nous rencontrons des difficultés concernant les lits disponibles dans les hôpitaux de Lombardie", a déclaré le chef de la Protection civile Angelo Borrelli lors de sa conférence de presse quotidienne accompagnant la présentation du bilan.

"La Lombardie fait face à une situation tendue dans ses hôpitaux, nous nous attendons à ce qu’on nous demande le transfert de patients dans les services de soins intensifs d’autres régions. Nous avons des lits disponibles dans d’autres régions pour venir en aide à la Lombardie", a-t-il assuré.

Quid de la "zone rouge"

Il s’est également exprimé sur la "zone rouge", où se trouvent en quarantaine depuis près de deux semaines onze communes du nord rassemblant 50.000 habitants. "Le comité technico-scientifique est en train d’analyser les informations et les données, et demain (dimanche) nous connaîtrons le sort des zones rouges."

Alors que le temps d’incubation du nouveau coronavirus est évalué à environ 14 jours, le gouvernement doit décider s’il prolonge ou non la quarantaine dans cette zone. Il étudie la création de nouvelles zones rouges, notamment en Lombardie.

Sur les 5883, 589 sont guéris et 5061 sont actuellement positifs : 2651 sont hospitalisés, 567 en soins intensifs et 1843 en isolement à domicile.

Les 21 régions italiennes sont toutes concernées, mais l’essentiel des cas est concentré dans le nord.

 

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Mesures draconiennes

Le gouvernement italien a adopté toute une série de mesures draconiennes pour enrayer l'épidémie, notamment la fermeture des écoles et universités jusqu'à mi-mars, en vue d'éviter une surchauffe dans les hôpitaux de la péninsule.

Le patient 1 de l'épidémie italienne a été identifié le 20 février à Codogno, à 60 km au sud de Milan. Cet homme de 38 ans, toujours hospitalisé en réanimation et dans un état grave, a involontairement contaminé son épouse enceinte désormais guérie, mais aussi des médecins et des patients qui ont à leur tour infecté leur entourage. Les médecins considèrent que tous les malades italiens sont reliés au patient 1.

20.000 renforts pour les hôpitaux

L'Italie a décidé samedi de recruter 20.000 renforts pour ses hôpitaux pour tenter de faire face à l'épidémie de coronavirus qui en fait le pays plus durement touché d'Europe, s'approchant des 6.000 cas positifs.

Cette mesure, prise à l'issue d'un conseil des ministres, devrait permettre de porter de 5.000 à 7.500 le nombre de lits en soins intensifs, soit une hausse de 50%, et de doubler le nombre de places dans les services de pneumologie et maladies infectieuses.

Les 20.000 embauches devraient se répartir ainsi: 5.000 médecins spécialisés, 10.000 infirmiers et 5.000 aides-soignants. Le décret du gouvernement prévoit la possibilité de recruter des médecins à la retraite.

Toutes ces mesures représentent un milliard d'euros à prélever sur les 7,5 milliards débloqués jeudi en urgence par Rome pour lutter contre le virus. La Commission européenne a assuré samedi à Rome que ces dépenses exceptionnelles seraient exclues de l'évaluation du déficit du pays.
 

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Coronavirus : Mesures radicales en Italie

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