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Coronavirus : faut-il assouplir les mesures de quarantaine et de tests à l’école ? La question reportée à la semaine prochaine

Coronavirus : faut-il assouplir les mesures de quarantaine et de tests à l’école ? La question reportée à la semaine prochaine
20 oct. 2021 à 08:10 - mise à jour 20 oct. 2021 à 09:572 min
Par Julie Calleeuw

Les ministres de la Santé se sont réuni ce mercredi. Mais finalement la question des mesures contre le coronavirus a été reportée à la semaine prochaine. 

La ministre de l’Enfance en Fédération Wallonie-Bruxelles Bénédicte Linard demande en effet un assouplissement. "Il est temps de relâcher la pression insupportable sur les écoles, les enfants et les ados, que ce soit en matière de testing ou de quarantaine", plaidait-elle ce lundi.

Les services de médecine scolaires tirent la sonnette d’alarme depuis plusieurs semaines – ils se sont même mis en grève depuis quelques jours : s’occuper du tracing dans les écoles les empêche d’assurer leurs missions habituelles, visites médicales et suivis des autres problèmes de santé des élèves, dont les problèmes de santé mentale, accentués par la crise du coronavirus. Il avait été demandé aux écoles début septembre d’assurer elles-mêmes le suivi des cas, mais cela s’était vite avéré très compliqué, voire impossible.

Parmi les pistes envisagées pour décharger les écoles et les PSE : une plus grande collaboration avec les centres de tracing. Mais également, donc, un assouplissement des règles dans les écoles.


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Un premier assouplissement des mesures de mises en quarantaine est déjà entré en vigueur début octobre : si un deuxième cas de coronavirus apparaît dans une classe de l’enseignement maternel ou primaire ou si l’enseignant est positif, toute la classe doit être testée et peut sortir de quarantaine si le test est négatif (comme pour les personnes vaccinées).

Pour la ministre Linard, des assouplissements se justifient par le fait que les enfants ne développent que des formes légères du coronavirus.


►►► "Si on n’est pas vacciné, il faut se dépêcher, car on va être plus exposé que les autres aux formes graves" du Covid


Mais, alors que l’épidémie reprend de la vigueur en Belgique, et que le virus est très présent dans les écoles et chez les enfants, la question de l’opportunité d’assouplissements supplémentaires se pose, même si les experts se veulent rassurants. "Il ne faut pas s’inquiéter à mon sens pour les jeunes. D’ailleurs, la plupart de ces jeunes sont asymptomatiques. Mais on doit s’assurer que l’on maîtrise la circulation du virus au sein des établissements scolaires. Il est normal de tester mais les procédures pour les écoles sont très lourdes en termes de logistique", notait l’épidémiologiste Yves Coppieters mardi dans l’émission QR.

Pour Leïla Belkhir, infectiologue, il faut encore améliorer certains points dans les écoles pour limiter la transmission dont l’aération, la ventilation : "C’est l’hiver, on est à présent plus à l’intérieur et je n’ai pas vu de détecteur de CO2 dans les classes. Si l’on veut contrôler l’épidémie, je plaide pour que ce type d’outils soient installés. On sait comment le virus se transmet, nous n’avons plus d’excuses".

D’autant qu’une étude menée en Belgique publiée la semaine dernière suggérait que la transmission à l’école du coronavirus était probablement sous-estimée. Et suggère de renforcer le tracing des contacts en milieu scolaire.

Reportage dans notre 19h30 du 19 octobre

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