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Coronavirus

Coronavirus en Wallonie et à Bruxelles : la Fédération des étudiants craint le décrochage

Coronavirus en Wallonie et à Bruxelles : la Fédération des étudiants craint le décrochage

La Fédération des étudiants francophones espère que les établissements de l’enseignement supérieur ont anticipé la dégradation de la situation sanitaire. "On ne peut pas se permettre de faire les mêmes erreurs que lors des mois de mars et avril", a réagi vendredi soir Chems Mabrouk, présidente de la Fef, à l’annonce de la suspension des cours en présentiel.

Tous les cours en présentiel sont en effet suspendus jusqu’au 19 novembre dans l’enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), y compris pour les 1er Bachelier, afin de faire face à la résurgence de l’épidémie de coronavirus, a annoncé vendredi soir le ministre-président de la FWB, Pierre-Yves Jeholet.


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"La situation sanitaire n’était plus tenable. Nous faisons entièrement confiance aux experts, aux scientifiques et aux politiques dans leur prise de décision. Toutefois, nous espérons que les établissements ont anticipé par rapport à la première vague. On ne peut pas se permettre de faire les mêmes erreurs. Il faut assurer le suivi et éviter les décrochages, même à distance", a souligné Mme Mabrouk, redoutant les problèmes liés à la fracture numérique, à la précarité, à l’absence d’aide à la réussite, etc.

TP et stages maintenus

Si les cours en présentiel sont suspendus, les travaux pratiques et les stages sont en revanche maintenus.

Pour les travaux pratiques, "c’est une bonne chose, ça va permettre de maintenir un lien", souligne Chems Mabrouk. En ce qui concerne les stages toutefois, "les étudiants nous interpellent régulièrement car ils ne trouvent plus d’accueillants, et ce dans plusieurs secteurs. Ils ne savent pas encadrer un stagiaire quand le travail n’est déjà pas effectué normalement chez eux."

Il faut trouver une solution pour que les étudiants ne soient pas pénalisés

La Fef attend dès lors une "concertation forte" entre les politiques, les étudiants et les syndicats, afin "de prendre en compte la réalité de chacun". "Il faut trouver une solution pour que les étudiants ne soient pas pénalisés par la situation sur laquelle ils n’ont pas de prise, et peut-être imaginer d’autres activités d’apprentissage", a conclu la présidente de la Fef.

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