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Coronavirus en Belgique : la vague Omicron ralentit l’administration de la dose booster en Wallonie

07 févr. 2022 à 14:14 - mise à jour 07 févr. 2022 à 15:53Temps de lecture4 min
Par Belga

Quelque 150.000 doses de vaccin décongelées en janvier doivent impérativement être administrées cette semaine en Wallonie pour ne pas être jetées, a déclaré sur RTL Sabine Stordeur (taskforce vaccination). "Une fois qu’ils sont décongelés, la durée de validité est encore de 31 jours", explique la coresponsable de la taskforce, à la RTBF. "Dans l’ensemble du pays, à l’heure actuelle, nous sommes dans la campagne de rappel, mais nous remarquons depuis fin janvier un net ralentissement de la fréquentation des centres de vaccination dans toutes les régions du pays."

Le cabinet de la ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale, confirme la situation "malgré une gestion dynamique des stocks": la vague Omicron a perturbé l’administration de la dose booster ces dernières semaines.

Certaines personnes ne se sont pas rendues à leur rendez-vous pour dose de rappel, indiquait-on des deux côtés. Cela peut notamment s’expliquer par les nombreuses contaminations qui ont été rapportées sur tout le pays. "Comme il ne faut plus nécessairement de rendez-vous pour se rendre au centre de vaccination, la planification et la prévisibilité sont bien entendu beaucoup plus difficiles à assurer", complète Sabine Stordeur. "Les régions sont dépendantes de l’afflux ou de l’enthousiasme des citoyens à se présenter pour cette dose de rappel. La vague d’Omicron n’a pas aidé non plus, parce que beaucoup de gens sont soit infectés, soit en quarantaine, soit considèrent, à tort, qu’ils n’ont plus besoin de la dose de rappel."

A lire aussi : Coronavirus : Omicron est-il notre meilleur booster ?

Les 150.000 doses dont il est question, "on essaye de les utiliser dans les centres où il y a le plus de fréquentation" ainsi que pour la quatrième dose des personnes immunodéprimées, indique Mme Stordeur. "On évitera au maximum" d’éliminer les doses décongelées "mais nous n’irons pas au-delà de la date de péremption", précise-t-elle. Une fois décongelées, les doses doivent être utilisées dans les 30 jours.

Ces 150.000 doses représentent 0,63% des 24 millions de doses de vaccin déjà administrées en Belgique, "c’est une perte maîtrisée", relativise Mme Stordeur.

"En principe, nous devrions donner une dose de rappel à 1,4 million d’adultes", nous précise Sabine Stordeur. Parmi eux, 600.000 en Wallonie et 300.000 à Bruxelles. "Les deux premières semaines, on a enregistré des taux records de rappel. Et puis, brutalement, on a observé un déclin. On s’y attendait, mais pas aussi brutalement."

Des vaccins Moderna

La marque du vaccin décongelé dont 150.000 doses arrivent à péremption n’est pas anodine. Comme le vaccin Pfizer, le vaccin Moderna, ici concerné, repose sur la technologie de l’ARN messager. "Ce sont tous deux d’excellents vaccins", souligne Sabine Stordeur. "Ils ont le même profil d’efficacité et de sécurité, mais le vaccin Moderna est moins populaire en Wallonie et à Bruxelles que le vaccin Pfizer, raison pour laquelle certains citoyens se sentent plus frileux à recevoir du Moderna que du Pfizer et le refusent même dans certains cas." Le message de la Taskforce vaccination est donc de rappeler qu’il n’y a pas d’inquiétude particulière avec le vaccin Moderna qui, en dose de rappel, à dosage très proche de celui de Pfizer (ndlr : une demi-dose Moderna est administrée en rappel = 50 microgrammes d’ARNm, contre 30 microgrammes pour le booster Pfizer administré en dose entière).

Renouveler le CST

Un élément qui entrera sans doute en ligne de compte, c’est la modification de la durée du CST. A partir du 1er mars, au lieu d’être valable pour une période de 6 mois, le Covid Safe Ticket ne sera plus valable que pour une période de 5 mois. Dans ce compte-là, 170.000 Bruxellois et 400.000 Wallons sont concernés.

Extrait de notre journal télévisé de 19h30:

Certaines personnes ne se sont pas rendues à leur rendez-vous pour dose de rappel, indiquait-on des deux côtés. Cela peut notamment s’expliquer par les nombreuses contaminations qui ont été rapportées sur tout le pays. "Comme il ne faut plus nécessairement de rendez-vous pour se rendre au centre de vaccination, la planification et la prévisibilité sont bien entendu beaucoup plus difficiles à assurer", complète Sabine Stordeur. "Les régions sont dépendantes de l’afflux ou de l’enthousiasme des citoyens à se présenter pour cette dose de rappel. La vague d’Omicron n’a pas aidé non plus, parce que beaucoup de gens sont soit infectés, soit en quarantaine, soit considèrent, à tort, qu’ils n’ont plus besoin de la dose de rappel."

A lire aussi : Coronavirus : Omicron est-il notre meilleur booster ?

Les 150.000 doses dont il est question, "on essaye de les utiliser dans les centres où il y a le plus de fréquentation" ainsi que pour la quatrième dose des personnes immunodéprimées, indique Mme Stordeur. "On évitera au maximum" d’éliminer les doses décongelées "mais nous n’irons pas au-delà de la date de péremption", précise-t-elle. Une fois décongelées, les doses doivent être utilisées dans les 30 jours.

Ces 150.000 doses représentent 0,63% des 24 millions de doses de vaccin déjà administrées en Belgique, "c’est une perte maîtrisée", relativise Mme Stordeur.

"En principe, nous devrions donner une dose de rappel à 1,4 million d’adultes", nous précise Sabine Stordeur. Parmi eux, 600.000 en Wallonie et 300.000 à Bruxelles. "Les deux premières semaines, on a enregistré des taux records de rappel. Et puis, brutalement, on a observé un déclin. On s’y attendait, mais pas aussi brutalement."

Des vaccins Moderna

La marque du vaccin décongelé dont 150.000 doses arrivent à péremption n’est pas anodine. Comme le vaccin Pfizer, le vaccin Moderna, ici concerné, repose sur la technologie de l’ARN messager. "Ce sont tous deux d’excellents vaccins", souligne Sabine Stordeur. "Ils ont le même profil d’efficacité et de sécurité, mais le vaccin Moderna est moins populaire en Wallonie et à Bruxelles que le vaccin Pfizer, raison pour laquelle certains citoyens se sentent plus frileux à recevoir du Moderna que du Pfizer et le refusent même dans certains cas." Le message de la Taskforce vaccination est donc de rappeler qu’il n’y a pas d’inquiétude particulière avec le vaccin Moderna qui, en dose de rappel, à dosage très proche de celui de Pfizer (ndlr : une demi-dose Moderna est administrée en rappel = 50 microgrammes d’ARNm, contre 30 microgrammes pour le booster Pfizer administré en dose entière).

Renouveler le CST

Un élément qui entrera sans doute en ligne de compte, c’est la modification de la durée du CST. A partir du 1er mars, au lieu d’être valable pour une période de 6 mois, le Covid Safe Ticket ne sera plus valable que pour une période de 5 mois. Dans ce compte-là, 170.000 Bruxellois et 400.000 Wallons sont concernés.

Comité de concertation 06/01/2022 : l'importance de la dose booster (Steven Van Gucht)

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