Coronavirus en Belgique ce vendredi 9 avril : en tenant compte des patients non-covid, les soins intensifs sont presque saturés

Coronavirus en Belgique : les chiffres de l'évolution de l'épidémie au 9 avril 2021

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

09 avr. 2021 à 08:27 - mise à jour 09 avr. 2021 à 09:41Temps de lecture2 min
Par A. Lo.

Suivez en direct, dès 11h, la conférence de presse bihebdomadaire du centre de crise à propos de l’évolution de l’épidémie de coronavirus en Belgique. Ces derniers jours, les indicateurs de contaminations et d’admissions à l’hôpital suivent une tendance à la baisse assez encourageante (même s’il faut tenir compte de l’effet du week-end de Pâques), alors que le nombre de personnes en soins intensifs continue d’augmenter, et que les décès repartent à la hausse depuis une semaine.

"Le taux d’occupation des lits hospitaliers, tout spécialement en soins intensifs, est très important, il augmente toujours, mais on s’attend à un ralentissement dans les semaines qui viennent" a déclaré l’épidémiologiste Yves Van Laethem. "On a l’impression que le pic des hospitalisations a été atteint, mais seuls les chiffres des prochains jours pourront nous le confirmer. Pour le pic des soins intensifs, la logique voudrait qu’il arrive d’ici 8 à 10 jours, si l’on se base sur les précédentes vagues."

Le taux de positivité a dépassé la barre des 8%, montrant que le virus circule toujours activement. "Notre défi est de ne pas rester bloquer sur un plateau et d’induire une descente continue" a insisté Yves Van Laethem.

Coronavirus en Belgique : vers un assouplissement des mesures après la pause des vacances de Pâques ?

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Un patient sur trois en soins intensifs

"Nous atteignons 3128 patients actuellement hospitalisés (+6%), dont 911 en soins intensifs (+15%), commente Yves Van Laethem. La proportion des patients en soins intensifs, par rapport au nombre total de patients, est encore en augmentation, pour atteindre quasi 1 patient sur 3 (29%). Si cette tendance se poursuit, le seuil des 1000 patients en soins intensifs pourrait être dépassé en cinq jours."

Les soins intensifs presque saturés

Un point important de cette conférence de presse a été la présentation des chiffres des lits occupés en soins intensifs, à la fois par les patients covid et non-covid. Et ce constat : alors que la capacité maximale (représentée par la barre horizontale bleue sur le graphe) avait été dépassée lors des deux précédentes vagues, on est actuellement en train de la frôler "96% des lits de soins intensifs sont actuellement occupés par des patients Covid et non-Covid"

 

© Tous droits réservés

Mais contrairement à l’année passée, la proportion de patients covid par rapport aux patients non-covid est bien moins importante. On est sur du 1/3 – 2/3, pour du 50-50 en automne et printemps 2020. Comme le souligne Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral, "il est très important de laisser de la place pour les patients non-covid en soins intensifs, car contrairement aux périodes de confinement plus strict, il y a une activité relativement importante, plus d’accidents de la route par exemple."

80% des plus de 85 ans ont reçu une première dose de vaccin

Au niveau de la vaccination, "nous avons 1.6 millions de personnes qui ont reçu une première dose, et 591.000 une deuxième dose. On a actuellement 330.000 nouvelles vaccinations par semaine, essentiellement des premières doses."

80% des plus de 85 ans ont déjà reçu une première dose, un pourcentage qui tombe à 39% pour les plus de 65 ans.

Au niveau des maisons de repos, la situation est favorable, le taux de contamination est faible (mois de 1,4 contamination pour 1000 résidents par semaine), on compte moins de 10 grands foyers de plus de 10 cas pour l’ensemble des MDR du pays, et le taux de résidents de maisons de repos parmi les hospitalisations reste bas, moins de 2%. Le nombre de décès, a augmenté de 13 à 20, mais reste bas.

Des décès liés à la sévérité de la maladie, et non à l’âge

Coronavirus en Belgique : pourquoi les décès remontent ?

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

"Nous avons une augmentation des décès qui est marquée. C’est une conséquence inévitable de l’augmentation continue ces dernières semaines du taux d’hospitalisation, et plus spécifiquement du taux d’occupation des lits en soins intensifs. On sait que malgré les progrès faits dans le traitement des patients sévèrement atteints par le covid, les séjours en soins intensifs restent grevés d’une fréquence de décès significatif : il dépasse les 20%, mais on est loin du taux de 50% du début de l’épidémie."

"On doit s’attendre, dans les semaines qui viennent, à continuer à avoir un taux de décès important, qui va encore croître. Il n’est pas lié au problème de l’âge, mais de la sévérité des cas qui sont hospitalisés."

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma...Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus

Articles recommandés pour vous