Déconfinement en Belgique: pourquoi il ne faut pas aller trop vite ?

Covid-19 : présentation d'une courbe de l'UHasselt et interprétations

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20 avr. 2020 à 11:31 - mise à jour 20 avr. 2020 à 11:31Temps de lecture2 min
Par J.B.

Ce qui est sur c’est que le virus est encore bien présent dans le pays. Ce qui semble évident également c’est que sans les mesures de confinement nous n’aurions pas pu aplatir la courbe de l’épidémie. L’idée que nous avons échappé au pire est présente. Et elle se justifie notamment par une analyse effectuée par l’UHasselt et présenté par le centre de crise interfédéral de lutte contre le coronavirus.

Les mesures de confinement nous ont permis d’éviter le pire

Le démarrage de l’épidémie a été particulièrement intense en Belgique, avec près de 150 foyers de contamination simultanés. Ce que montre le graphique élaboré par l’UHasselt c’est ce qui se serait passé si nous n’avions pas mis en place les mesures de confinement le 17 mars dernier. Nous faisions face à un démarrage très intense de l’épidémie. En effet, au début de l’épidémie, la Belgique a connu près de 150 foyers simultanés. Les mesures de confinement ont permis "d’aplatir cette courbe" de façon très importante.

"Un résultat collectif qu’il faut pouvoir montrer et reconnaître", salue Emmanuel André, porte-parole du centre de crise interfédéral de lutte contre le coronavirus.

Les travaux de l’UHasselt montrent également que sans la poursuite des mesures de confinement, au-delà du 16 avril dernier, la courbe aurait à nouveau pu s’emballer. " Si nous avions décidé de ne plus prendre de mesure nous aurions eu à nouveau un redémarrage exponentiel".

Cohabiter avec le virus désormais

Ce que la courbe montre également, c’est que nous ne sommes pas encore à zéro. Le virus circule encore en Belgique. Ainsi, à l’avenir, "nous allons devoir apprendre à vivre avec ce virus", analyse Emmanuel André. Il nous faudra donc trouver "une zone de confort, un périmètre où l’on peut continuer à vivre tout en se protégeant soi-même et en protégeant notre communauté de ce type d’augmentation fulgurante".


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Ainsi, si nous ne sommes pas dans une situation où l’on risquerait une deuxième vague fulgurante du virus, "puisque nous prenons un certain nombre de mesures", insiste le centre de crise, des mesures de protection collectives et individuelles devront être maintenues.

Vers un déconfinement ?

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Ces mesures, estime le centre de crise, permettront d' "organiser la société". Une stratégie de déconfinement qui se met progressivement en place donc. L’objectif sera de "continuer à contrôler ce risque tout en nous permettant d’élargir le périmètre de sécurité dans lequel nous pouvons circuler et interagir", a fait savoir Emmanuel André.

Pas question de retourner à une vie complètement normale le 3 mai prochain. Même si les chiffres sont encourageants, comme le montre le bilan établit ce lundi 20 avril. "Oui, par définition, nous allons vers ce que nous appelons un déconfinement", a lâché le porte-parole, tout en continuant d’appeler à la prudence.

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