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Coronavirus

Coronavirus dans les écoles : "Il faut tout faire pour limiter les quarantaines", estime Dimitri Van der Linden

L'invité de Matin Première: Dimitri Van der Linden

Omicron face aux enfants

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Interrogé sur La Première, Dimitri Van der Linden, médecin et porte-parole de la task-force pédiatrique constate qu'"avec Omicron on ne voit pas plus d’enfants gravement malades, par contre on voit énormément d’enfants infectés par le virus, dans les collectivités, dans la médecine générale, chez les pédiatres. Et à l’hôpital également, on voit des patients qui sont admis avec une PCR positive, parfois pour des symptômes, et ça, il s’agit en général de tout petits, de moins de 3 mois, parce qu’on les hospitalise plus facilement pour les surveiller, parce qu’on craint des complications : en général, ils restent 2, 3 jours à l’hôpital"

A côté de ça, il y a des enfants hospitalisés pour une autre raison, une appendicite par exemple, et qui sont détectés positifs : cela représenterait environ la moitié des enfants avec Covid à l’hôpital.

 

Les différents ministres en charge de la Santé se réunissent ce mercredi avec ceux en charge de l’Education afin d’éventuellement adapter les protocoles sanitaires appliqués dans les écoles. "Aujourd’hui, ce qui semble de plus en plus inacceptable, ce qu’un enfant qui n’a pas de symptômes et qui n’est pas infecté par le coronavirus, n’aille pas à l’école. Il y a déjà eu tellement de perturbations pour ces enfants ces dernières années qu’il faut tout faire pour essayer de limiter les quarantaines. Je soutiens le modèle anglais pour cela : en Angleterre, un enfant qui a eu un contact à haut risque avec quelqu’un de positif va à l’école si son autotest est négatif. On y réalise des autotests chaque jour pendant sept jours. Un enfant qui est infecté ne reste en isolement que cinq jours, il retourne à l’école si son autotest est négatif au jour 5 et au jour 6".

Un système qui a l’avantage de limiter très fort les quarantaines : "Cela permet de soulager la médecine scolaire parce qu’il faut éviter de négliger les autres dimensions de la santé de l’enfant, comme les autres vaccinations ou les dépistages de la vision. Même si les autotests sont coûteux, il faut se dire que moins de tests PCR seront réalisés et au final le système de santé publique sera allégé. Je ne plaide pas pour laisser circuler le virus de manière sauvage, mais de façon contrôlée grâce aux systèmes dont on dispose actuellement".

"Le virus est incontrôlable actuellement, au niveau scolaire on est au maximum de ce qu’on peut faire. Si on veut agir sur le virus il faut le faire à d’autres niveaux de la société" estime-t-il.

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