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Coronavirus : ce que l'on sait du variant Omicron, déjà présent en Belgique

Le nouveau variant (Nu) se transmet de manière fulgurante mais sa dangerosité reste encore un mystère. Photo d’illustration
26 nov. 2021 à 14:54 - mise à jour 26 nov. 2021 à 18:143 min
Par Africa Gordillo

Le nouveau variant du SARS-Cov-2 apparu en Afrique du Sud se développe très rapidement, supplantant les autres souches du Covid-19. Baptisé "Omicron" par l'OMS dans la catégorie des variants "préoccupants", le variant B.1.1.529, désormais présent en Belgique, n’a pas encore livré tous ses secrets. Les scientifiques ignorent s’il est plus dangereux que le variant Alpha ou Delta, voire s’il est résistant aux différents vaccins présents sur le marché.

Le variant B.1.1.529 est-il plus contagieux ?

Le nouveau variant a été signalé pour la première fois à l'OMS par l'Afrique du Sud le 24 novembre dernier. Il s’est imposé en trois semaines dans les régions sud-africaines concernées. "Le B.1.1.529 présente une signature moléculaire qui permet de suspecter sa présence sur base d’un des tests PCR disponibles. Le séquençage viendra confirmer qu’il s’agit de ce nouveau variant. On a constaté que ce variant s’est imposé en trois semaines dans sept des neuf provinces d’Afrique du Sud", précise le virologue de l’UNamur Benoît Muylkens.

Il ne s’est pas imposé légèrement mais au contraire très largement… parfois même totalement. Ce nouveau variant Omicron est donc très transmissible, bien plus que la variant Delta, lui-même 60% plus contagieux que le variant Alpha.


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Le ministre de la santé Frank Vandenbroucke, a confirmé ce vendredi qu’un cas avait été identifié en Belgique, le premier avéré au sein de l’Union européenne.

"On a un cas qui est maintenant confirmé de ce variant. Il s’agit de quelqu’un qui venait de l’étranger… qui a été testé positivement le 22 novembre… qui n’était pas vacciné", a déclaré le ministre fédéral de la santé.

Le variant B.1.1.529 est-il plus virulent ?

Mais le variant B.1.1.529 est-il plus virulent, plus dangereux ? Il est trop tôt pour répondre à cette question aujourd’hui. De même, les experts ignorent si le variant B.1.1.529 échappe à l’immunité pré-acquise, c’est-à-dire si le fait d’avoir été vacciné ou d’avoir développé antérieurement le Covid-19 protège contre le nouveau variant.

"Il n’y a pas de réponse formelle à ce stade. Une équipe de scientifiques suspecte en revanche une concentration de mutations dans des éléments clés du variant, susceptibles d’affecter les anticorps qui neutralisent le SARS-CoV-2", explique Benoît Muylkens. "Ce variant Omicron présente un grand nombre de mutations, dont certaines sont préoccupantes", a indiqué pour sa part le groupe d'experts chargé par l'OMS de suivre l'évolution du Covid-19.

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Le virologue de l’Unamur poursuit : "Il ne faut pas paniquer pour autant. Des essais doivent encore être validés en laboratoire. On va prendre des sérums de patients infectés ou vaccinés et vérifier s’ils sont capables de neutraliser le variant. Il existe par ailleurs une immunité cellulaire et, là, on ne sait rien encore. Il y a des chances pour qu’elle soit moins impactée".

Pour le porte-parole du Centre interfédéral de crise, Yves Van Laethem, il est "trop tôt pour savoir si le nouveau variant sud africain constitue une menace. "Toutefois, si ce variant s’avère problématique, je pense qu’il est crucial de maîtriser cette quatrième vague le plus vite possible afin que cette nouvelle souche ne vienne pas engorger encore plus les services hospitaliers", poursuit l’infectiologue. "Il faudra prendre des précautions au niveau belge et européen pour prévenir l’arrivée du variant Nu".

Quel bouclier ?

Pour résumer, on ignore encore si les vaccins actuels constitueront un bouclier efficace contre le variant Omicron (B.1.1.529) mais les indications actuelles sont plutôt pessimistes. Selon le groupe d'experts de l'OMS, les données préliminaires suggèrent qu'il existe "un risque accru de réinfection" avec Omicron, par rapport aux autres variants préoccupants. 

Le laboratoire allemand BioNTech, allié à Pfizer, a expliqué attendre les premiers résultats d’études "au plus tard dans deux semaines". Ils permettront de déterminer si le nouveau variant détecté en Afrique du Sud est capable d’échapper à la protection vaccinale.


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De son côté, le groupe américain Pfizer pense pouvoir développer en une centaine de jours un nouveau vaccin contre un variant du SARS-CoV-2 si celui-ci est résistant aux vaccins existants.

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