Coronavirus au Royaume-Uni : Boris Johnson envisage des restrictions plus sévères, alors que le nombre de cas explose

Coronavirus au Royaume-Uni : Boris Johnson envisage des restrictions plus sévères, alors que le nombre de cas explose

© JEFF OVERS - AFP

03 janv. 2021 à 12:08 - mise à jour 03 janv. 2021 à 18:20Temps de lecture3 min
Par AFP

Le Premier ministre Boris Johnson a averti dimanche que des restrictions plus sévères pourraient être décidées en Angleterre pour combattre la rapide progression du nouveau coronavirus, attribuée en partie à un nouveau variant du virus. La nouvelle souche est considérée par les autorités britanniques comme 50 à 74% plus contagieuse que les autres mutations du nouveau coronavirus.

Le Royaume-Uni est l’un des pays les plus endeuillés en Europe par le virus, avec 74.570 morts. En l’espace de 24 heures, 57.725 personnes supplémentaires ont été testées positives au virus, selon les dernières données officielles communiquées samedi.

"Il se peut que nous devions faire des choses dans les prochaines semaines qui seront plus difficiles dans plusieurs parties du pays", a déclaré le Premier ministre Boris Johnson à la BBC. Il a ajouté que la fermeture des écoles, une mesure prise fin mars lors de la première vague de la pandémie, "est l’une de ces choses".

Même si le dirigeant conservateur a déclaré que l’éducation des enfants était une "priorité", il a souligné qu’il fallait reconnaître "l’impact du nouveau variant du virus".

Chacune des quatre nations constitutives du Royaume-Uni décide de sa stratégie en matière de lutte contre le virus.

Plaidoyer travailliste pour un reconfinement national "dans les 24 heures"

Le chef de l’opposition travailliste, Keir Starmer, a plaidé dimanche pour mettre en place un reconfinement national "dans les 24 heures", déclarant à des journalistes que le virus était "clairement hors de contrôle" et qu’il ne fallait pas attendre.

Trois quarts de la population a pour l’instant été reconfinée et la rentrée des classes repoussée pour certains élèves, notamment à Londres et dans le sud-est de l’Angleterre, particulièrement touchés par la montée des cas.

Dans les régions où les écoles sont ouvertes, Boris Johnson a encouragé les parents à y envoyer leurs enfants, soulignant qu’ils y étaient en "sécurité". "Le risque pour les enfants et les jeunes est très très faible", a-t-il assuré.


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Enseignants "très anxieux"

La National Education Union (NEU), syndicat d’enseignants, estime de son côté que les écoles devraient rester fermées par mesure de sécurité.

"Les écoles jouent un rôle important dans la propagation de l’infection", a dit à l’AFP Jerry Glazier, membre du comité national exécutif de la NEU. "Nous pensons donc que les écoles sont dangereuses, pour les enfants et pour le personnel éducatif", a-t-il dit, ajoutant que "beaucoup d’enseignants étaient très anxieux à l’idée de retourner travailler".

Dans le Sunday Mirror, Keir Starmer a critiqué les volte-face du gouvernement. "La confusion règne parmi les parents, les enseignants et les élèves sur qui sera de retour à l’école demain et qui ne le sera pas", a-t-il déclaré.

Le vaccin de l’université d’Oxford administré dès ce lundi

Le gouvernement britannique mise sur le déploiement des vaccins pour freiner le virus.

A partir de lundi, le vaccin développé par l’université d’Oxford et le groupe AstraZeneca sera administré au Royaume-Uni. Au total, 530.000 doses seront disponibles dès lundi, et des dizaines de millions de doses devraient l’être d’ici fin mars, le Royaume-Uni ayant commandé au total 100 millions de doses.

Plus d’un million de personnes au Royaume-Uni ont déjà reçu une dose du vaccin de l’alliance américano-allemande Pfizer/BioNtech, déployé depuis le 8 décembre.

Pour les deux vaccins, deux doses doivent être injectées.

Le gouvernement a décidé de repousser de 3 à 12 semaines l’administration de la deuxième dose, afin que le maximum de personnes reçoivent une première dose, une décision qui a fait sourciller.

"Chaque fois que nous vaccinons quelqu’un une deuxième fois, nous ne vaccinons pas une autre personne pour la première fois. Cela signifie que nous ratons l’occasion de réduire considérablement le risque que les personnes les plus vulnérables deviennent gravement malades à cause du Covid-19", a justifié Jonathan Van-Tam, médecin chef adjoint pour l’Angleterre, dimanche dans les colonnes du Mail on Sunday.

 

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