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Coronavirus : 8 contaminations sur 10 aux Etats-Unis auraient eu lieu dans des lieux bondés, principalement des restaurants

Coronavirus : selon une étude, les contaminations ont principalement lieu dans les restaurants, cafés et salles de fitness
11 nov. 2020 à 15:52 - mise à jour 11 nov. 2020 à 16:12Temps de lecture2 min
Par X.L. avec AFP

Les restaurants, les gymnases, les cafés et autres lieux intérieurs bondés représentaient environ 8 nouvelles infections sur 10 au cours des premiers mois de l'épidémie de coronavirus aux États-Unis,  selon une nouvelle étude de l’université de Standford publiée dans la revue Nature. Et parmi ceux-ci, "les restaurants étaient de loin les endroits les plus risqués, environ quatre fois plus risqués que les gymnases et les cafés, suivis des hôtels", en termes de nouvelles infections, a expliqué Jure Leskovec, informaticien à l'Université de Stanford et auteur principal du rapport.

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont utilisé un modèle informatique reprenant des données démographiques, des estimations épidémiologiques et des données GSM anonymes. Ce modèle a analysé où les gens se sont rendus, combien de temps ils y sont restés et combien de personnes se trouvaient dans le lieu où ils sont allés. Sans surprise, la plupart des contaminations ont eu lieu dans les lieux clos où de nombreuses personnes ont passé beaucoup de temps.

Entre mars et mai, le système – qui tient également compte des caractéristiques ethniques et financières des gens – a analysé le comportement de quelque 98 millions de personnes dans 10 grandes villes américaines, dont New York, Los Angeles, Chicago et Washington D.C.. Dans ce cadre, les déplacements vers 553.000 lieux, dont des restaurants, des salles de sport, des animaleries ou des institutions religieuses, ont été étudiés. Mais pas ceux dans les écoles et les bureaux.

C'est ainsi que l'étude parvient à expliquer également pourquoi de nombreux quartiers à faible revenu ont été les plus durement touchés (Dans huit des dix villes, les taux de transmission étaient deux fois plus élevés dans les régions à faible revenu que dans les régions à revenu élevé): les résidents de ces quartiers étaient plus mobiles en moyenne, probablement en raison des exigences de travail. Ils prenaient par exemple plus souvent le métro que les habitants des quartiers huppés. Ils ne se rendaient pas plus souvent dans les commerces et les restaurants, mais ceux qu'ils fréquentaient étaient beaucoup plus occupés. Les commerces des quartiers à faible revenu avaient près de 60% d'occupation en plus de personnes au mètre carré, et les acheteurs avaient tendance à y rester plus longtemps également.

Ce modèle devrait permettre aux autorités d’affiner les mesures prises pour lutter contre la pandémie, estiment les chercheurs: à Chicago, par exemple, les nouvelles infections survenant dans 10% des sites étudiés représentaient 85% des infections. Limiter l'occupation des restaurants à un cinquième de la capacité, par exemple, y réduirait de 80% les nouvelles infections, tout en préservant environ 60% des clients, estiment-ils.

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