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Corine Mullens n’est plus bourgmestre de Rochefort : le MR pointe son "fonctionnement individualiste" et son "manque de leadership"

Les libéraux rochefortois, dont l’ancien bourgmestre François Bellot (premier en partant de la droite) et le nouveau bourgmestre ff., Julien Defaux (au milieu), évoquent un "ralentissement" dans les dossiers.
27 juin 2022 à 19:15Temps de lecture1 min
Par Louis Matagne

Une semaine après l’annonce du remplacement de Corine Mullens (MR) par Julien Defaux (MR) au poste de bourgmestre faisant fonction, les libéraux rochefortois exposent leurs griefs à l’encontre de leur élue, et dévoilent les raisons pour lesquelles ils ne lui font plus confiance pour diriger la Commune. Voilà qui confirme ce qui était pressenti : Corine Mullens n’a pas quitté sa fonction pour "raisons personnelles", comme évoqué au départ, mais a été démise par les membres de la majorité MR-PS (Groupe CAP 2030), emmenée par le bourgmestre empêché, Pierre-Yves Dermagne (PS).

Retards, relations conflictuelles et manque de vision

"Dans un premier temps, nous avons voulu offrir une porte de sortie honorable à Corine Mullens, en annonçant qu’elle partait pour des raisons personnelles", avance aujourd’hui Lévi Delmail, conseiller communal et président de la locale MR "Comme elle a refusé cette option, alors nous devons expliquer les véritables raisons du remplacement." Et d’énumérer une liste de dysfonctionnements dans le chef de la bourgmestre faisant fonction, parmi lesquels : des retards réguliers à des réunions, une méthode de travail trop individualiste, un manque de disponibilité envers les citoyens et un manque de leadership. "Le manque de leadership, on le sent au niveau des projets et des subsides, où il y a un réel ralentissement" avance encore Lévi Delmail. Une médiation aurait lieu depuis septembre 2021 entre Mme Mullens et le Collège, mais sans succès.

« Un sentiment d’injustice »

De son côté, Corine Mullens se dit déçue, surtout après avoir tenu la barre en période de pandémie, puis pendant les inondations "Je me suis énormément investie, et c’était mon devoir, mais être démise comme cela après avoir géré deux crises, c’est dur", explique-t-elle. "Il y a de la déception, et peut-être un sentiment d’injustice." Selon la libérale, elle n’aurait commis aucune erreur entraînant des retards dans les dossiers. "J’ai toujours accompli ma mission avec professionnalisme."

La désormais ex-bourgmestre ff. a cependant accepté d’échanger les places avec Julien Defaux : elle devient donc Echevine des affaires économiques et sociales, de la jeunesse et de la participation citoyenne, mais aussi, en bonus, des affaires juridiques.

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