La conférence internationale sur le climat (COP28) qui s’est ouverte jeudi à Dubaï, s’est accordée sur la concrétisation d’un fonds de compensation des "pertes et dommages" climatiques dans les pays vulnérables, au moment où l’Organisation météorologique mondiale confirmait que l’année 2023 devrait être la plus chaude jamais enregistrée. Cette décision prise dès les premières heures de la conférence pourrait dégripper les tensions financières entre le Nord et le Sud, en parallèle des négociations sur les énergies fossiles. Elle a été saluée par une ovation debout des délégués des près de 200 pays participants.
La création de ce fonds est le fruit de difficiles négociations cette année entre pays développés, responsables de l’essentiel des émissions polluantes depuis le début de l’ère industrielle, et les pays en développement. Il doit permettre aux pays vulnérables de supporter le coût des catastrophes provoquées par le changement climatique, telles que les sécheresses, les inondations et la montée du niveau des mers.
