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COP28 : un premier accord pour créer un fonds "pertes et dommages" pour aider les pays vulnérables

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Rédaction info avec Agences

La conférence internationale sur le climat (COP28) qui s’est ouverte jeudi à Dubaï, s’est accordée sur la concrétisation d’un fonds de compensation des "pertes et dommages" climatiques dans les pays vulnérables, au moment où l’Organisation météorologique mondiale confirmait que l’année 2023 devrait être la plus chaude jamais enregistrée. Cette décision prise dès les premières heures de la conférence pourrait dégripper les tensions financières entre le Nord et le Sud, en parallèle des négociations sur les énergies fossiles. Elle a été saluée par une ovation debout des délégués des près de 200 pays participants.

La création de ce fonds est le fruit de difficiles négociations cette année entre pays développés, responsables de l’essentiel des émissions polluantes depuis le début de l’ère industrielle, et les pays en développement. Il doit permettre aux pays vulnérables de supporter le coût des catastrophes provoquées par le changement climatique, telles que les sécheresses, les inondations et la montée du niveau des mers.

Un signal positif

"C’est un signal positif pour le monde et pour notre travail, a déclaré Sultan Al Jaber, le président émirati de cette COP28. Nous avons écrit une page d’histoire aujourd’hui… La rapidité avec laquelle nous l’avons fait est inédite, phénoménale et historique". Reste à savoir de combien sera doté ce fonds, provisoirement accueilli par la Banque mondiale, contre l’avis initial des pays en développement. Les premières promesses ont commencé à pleuvoir : 225 millions d’euros pour l’Union européenne (dont 100 millions de dollars annoncés par l’Allemagne), 100 millions de dollars pour les Emirats, 10 millions de dollars pour le Japon, 17,5 millions pour les Etats-Unis, jusqu’à 40 millions de livres (environ 50 millions de dollars) pour le Royaume-Uni. Ces pays font pression pour élargir la base des donateurs aux pays riches émergents, comme la Chine et l’Arabie saoudite.

Madeleine Diouf Sarr, présidente du groupe des Pays les moins avancés, qui représente 46 des nations les plus pauvres, a salué une décision d’une "signification énorme pour la justice climatique. Mais un fonds vide ne peut pas aider nos citoyens", a-t-elle souligné.

Des milliards… pas des millions

"Le travail est loin d’être achevé, a réagi l’alliance des petits Etats insulaires (Aosis). On ne sera pas tranquilles tant que ce fonds ne sera pas financé convenablement et commencera à alléger le fardeau des communautés vulnérables". "On attend des promesses en milliards, pas en millions", a pressé Rachel Cleetus, du groupe américain Union of Concerned Scientists (UCS).

COP28 à Dubaï : Le bilan de la première journée

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