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Belgique

Contrôle au domicile des chômeurs: "Supprimons le statut de cohabitant"

Yves Martens, coordinateur du collectif Solidarité contre l'Exclusion a réagi, sur le plateau de notre 13 heures
04 mai 2015 à 14:25 - mise à jour 04 mai 2015 à 15:05Temps de lecture1 min
Par Julien Vlassenbroeck

Bart Tommelein propose de supprimer l'obligation de prévenir les chômeurs suspectés de fraude lorsqu'on prévoit des visites de contrôle au domicile. Ses détracteurs parlent de régression, et surtout de violation de la loi sur le respect de la vie privée.

Parmi eux, Yves Martens. Il parle d'intrusion chez les chômeurs, des chômeurs qui, selon lui, sont les personnes les plus contrôlées du pays. Pour lui, de tels procédés sont disproportionnés.

Surtout, ces procédés soulignent un problème plus fondamental: la différence entre isolé et cohabitant parmi les chômeurs. "Imaginez si, après un accident de la circulation, l’assureur de votre véhicule, vous disait qu’il rembourse moins parce que vous êtes cohabitant? Vous ne l’accepteriez pas. C’est la même chose pour l’assurance chômage, chacun cotise pleinement. Le droit doit être le même pour tous. Il faut une véritable individualisation des droits. Et si cela est fait, cette soi-disant fraude disparaîtra d’elle-même", fait valoir le coordinateur du collectif Solidarité contre l'Exclusion.

Contrôle domiciliaire des chômeurs : réaction d'Yves Martens

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"Ce sera seulement pour lui poser des questions à la porte"

D’autant que ces contrôles ne changeront a priori pas grand-chose si l’on en croit un responsable de l’ONEM. Pour Wouter Langeraert, qui coordonne le travail des contrôleurs de l’ONEM, tout ne va, en effet, pas changer avec ces contrôles. Aujourd’hui, en cas d’anomalie ou d’erreur constatée en matière d’adresse ou de composition familiale, le chômeur est convoqué à l’ONEM dix jours à l’avance et cela pour s’expliquer. Si l’on supprime cette obligation de convocation, l’ONEM sera de toute façon confronté à d’autres limites.

"On peut aller sur place directement, sans prévenir le chômeur, oui. Mais ce sera seulement pour lui poser des questions à la porte. Il n’a jamais été question de rentrer. Il faut l’accord de la personne qui a la jouissance de l’espace habité", explique-t-il au micro de La Première. "On n’a pas les droits d’un officier de police, on ne peut pas fouiller dans les frigos et les armoires et tout ce que l’on peut s’imaginer".

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