Cyclisme

Contre Cancellara, il n'y a pas de recette-miracle

Contre Cancellara, il n'y a pas de recette-miracle

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05 avr. 2013 à 12:11Temps de lecture2 min
Par Belga News

"Physiquement, il est au-dessus du lot", estime Frédéric Guesdon, l'ex-vainqueur de la "reine des classiques" devenu directeur sportif à l'occasion pour la FDJ. "En force pure, il est imbattable !"

La supériorité athlétique de "Spartacus" est admise par tous. Surtout après son numéro ahurissant sur les 13 derniers kilomètres de plat, face au vent, pour rejoindre l'arrivée du "Ronde" à Audenarde.

Un précédent existe toutefois pour remonter le moral de ses adversaires, entretenir l'incertitude. En 2011, le Suisse s'était montré le plus fort sur les routes flandriennes bien qu'il ait été battu dans le final. Encore dominateur sur les pavés de Paris-Roubaix, il avait dû se satisfaire de la deuxième place derrière Johan Vansummeren. Par la faute d'une course en partie débridée et du marquage au cuissard exercé contre lui.

Avec les absences du Slovaque Peter Sagan et de Tom Boonen, ses principaux concurrents se nomment Jurgen Roelandts (Lotto-Belisol), 3e du Ronde dimanche, Thor Hushovd (BMC), Filippo Pozzato (Lampre-Merida), Edvald Boasson Hagen (Sky), Matti Breschel (Saxo Bank-Tinkoff) et Matthew Goss (Orica-GreenEdge).

"La seule tactique possible est de l'esseuler", confirme Dominique Arnould, directeur sportif d'Europcar. "Cela suppose de partir de loin, de faire travailler ses équipiers en allant à la bagarre dans tous les secteurs pour les éliminer".

Un travail d'équipe comme le fit la formation de Vansummeren en 2011 avec Hushovd préposé au marquage. "Mais les coureurs protégés doivent aussi prendre des risques", précise Arnould en relevant que les équipiers de Cancellara se sont montrés à la hauteur dimanche dernier en terre flandrienne.

"En 2011, il n'avait pas une grosse équipe et il s'était laissé déborder, rappelle Guesdon. Cette fois, son équipe tient la route. Il va rester avec son groupe le plus longtemps possible avant de passer à l'attaque". Quitte à se lancer dans un raid osé d'une cinquantaine de kilomètres, comme en 2010.

Le meilleur Cancellara ne serait en réel danger que "si malheureusement il lui arrivait quelque chose". Autrement dit, une succession de problèmes ou une chute, un incident dont il a été victime deux fois cette semaine, au GP de l'Escaut (mercredi) puis lors de la reconnaissance de Paris-Roubaix (jeudi).

Guesdon ajoute deux bémols. Les averses, qui pourraient réduire la marge du Suisse et augmenter les risques sur un sol boueux. Les circonstances de course ensuite, susceptibles d'affaiblir son équipe prématurément et rendre Cancellara plus vulnérable. Car tout peut changer très vite sur les pavés: "Personne n'est à l'abri !"

Belga

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