RTBFPasser au contenu

C'est vous qui le dites

Conseil d'administration Publifin : aucune demande d'exception quant au plafond des rémunérations ?

Conseil d'administration Publifin : aucune demande d'exception quant au plafond des rémunérations ?
02 févr. 2018 à 11:093 min
Par C'est vous qui le dites.

Hier, on apprenait que le Conseil d’administration de Publifin avait demandé une exception à la règle du plafonnement des salaires à 245 000€ annuels. Aujourd’hui, on découvre que cette demande n’aurait pas fait partie des discussions du Conseil d’administration… Mais qu’elle aurait été ajoutée par la suite et que personne ne la cautionnerait. Alors comment cette demande s’est-elle retrouvée dans le rapport pointé du doigt ?

Fabian Culot, vice-président de Publifin et député wallon : "Je voudrais quand même rappeler que le Conseil d'administration s'est tenu lundi matin, qu'il est composé de gens de très bonne composition qui consacrent un temps considérable à essayer de régler les difficultés liées à ce dossier depuis l'éclatemment de la crise, que la plupart le font à titre bénévole et c'est d'ailleurs mon cas. Alors quand j'entends qu'on ne retient pas la leçon, je tiens quand même à remettre les choses en place : le Conseil d'administration a fait son job; il a amendé, il a discuté, il a réformé puis il a adopté le rapport qui devait être communiqué à la ministre des Pouvoirs locaux en ce début de semaine. Après le Conseil d'administration, les admnistrateurs rentrent chez eux et puis, il y a un travail opérationnel qui est l'intégration des remarques des administrateurs dans le rapport, la mise en page et l'envoi vers la minsitre. Manifestement, à ce niveau-là, il y a eu des contacts entre le management et le président du Conseil d'administration et le document qui a été finalement envoyé contient trois paragraphes qui n'ont jamais été délibérés, ni même approuvés par le Conseil d'administration. Et malheureusement, il s'agit d'un domaine très sensible qui est celui du plafond des rémunérations du management."

Cependant, découvrir qui est à l'origine du problème est difficile poursuit Fabian Culot mais il propose une solution pour éviter ce genre de problème à l'avenir : "Je ne sais pas qui a demandé quoi, je constate seulement que le management était en charge de l'exécution de la décision du Conseil d'administration et que le président est chargé, comme toujours, de relire, de signer et d'envoyer. Et c'est dans ce processus-là que manifestement, trois paragraphes ont été ajouté qui n'avaient été sollicités par personne et qui, au contraire, vont à l'encontre de la décision du Conseil d'administration qui, je le répète et je tiens à être très clair sur cela, n'a jamais voulu et n'a jamais demandé une quelconque exception en termes de plafond de rémunération pour les membres du management de Publifin Nethys."

Enfin, si le doute est permis, Fabian Culot persiste et signe, tout sera mis en place pour ne plus rencontrer ce genre de souci mais il faut arrêter de remettre le rôle des administrateurs en cause : " Je crois qu'il faut être très clair sur le rôle d'un administrateur, il est dans les locaux quand il participe à la réunion du Conseil d'administration mais aucun de nous n'a vocation à avoir un bureau permanent au sein du groupe de Publifin/Nethys. Donc on doit quand même faire confiance après pour exécuter des décisions très clairement adoptées par le Conseil d'administration. C'est la raison pour laquelle, j'ai demandé ce matin non seulement, le remplacement du président du Conseil d'administration mais aussi la désignation d'un manager de crise, choisi par le conseil, à l'extérieur du groupe Publifin/Nethys. Parce que cette affaire nous le révèle à nouveau: nous avons besoin d'une personne extérieure et indépendante au groupe Publifin/Nethys pour faire le lien entre le Conseil d'administration et le management actuel. Mais il faut aussi comprendre que dans ce dossier, on joue parfois avec des allumettes au milieu d'un baril de poudre parce qu'on est face à un groupe qui représente sur le marché une valeur de l'ordre de 2,5 milliards d'euros. Il y a donc un tas d'enjeux économiques qui sont liés à ce groupe et ce sont ces enjeux que le Conseil essaye de préserver en exécutant le rapport de la Commission d'enquête."

Articles recommandés pour vous