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Monde Europe

Conflit Ukraine-Russie : les États-Unis et l'UE collaborent à des volumes supplémentaires de gaz pour l'Europe

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président américain, Joe Biden, s'adressent aux médias lors du sommet des leaders mondiaux du G20, le 31 octobre 2021, au centre de convention "La Nuvola" à Rome

Le président des États-Unis, Joe Biden, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ont appelé vendredi tous les principaux pays producteurs d'énergie à les rejoindre pour fournir à l'Europe des volumes supplémentaires de gaz naturel. Ils planifient également des mesures d'urgence.

"Les États-Unis et l'UE œuvrent conjointement à l'approvisionnement continu, suffisant et en temps utile de l'UE en gaz naturel provenant de diverses sources à travers le monde afin d'éviter les chocs d'approvisionnement, y compris ceux qui pourraient résulter d'une nouvelle invasion russe de l'Ukraine", ont-ils écrit dans une déclaration commune.

"Nous collaborons avec les gouvernements et les acteurs du marché pour fournir à l'Europe des volumes supplémentaires de gaz naturel provenant de diverses sources à travers le monde", ajoutent-ils. "Nous partageons également l'objectif d'assurer la sécurité énergétique de l'Ukraine et l'intégration progressive du pays dans les marchés du gaz et de l'électricité de l'UE."

Sécurité d'approvisionnement

Moscou est à l'origine de quelque 40% des importations européennes de gaz, et un tarissement, du fait de sanctions occidentales ou de mesures de rétorsions russes, risquerait d'alourdir un peu plus la facture d'énergie de millions de ménages. 

De source européenne, on soulignait vendredi que la Norvège avait quasiment égalé le géant russe à cet égard, avec 38 à 39%. Suivent les importations de gaz naturel liquéfié (GNL), au premier rang desquelles les États-Unis.

UE et USA s'engagent, dans leur déclaration, à intensifier leur coopération pour la sécurité d'approvisionnement et à œuvrer à un approvisionnement énergétique "fiable et abordable" pour les citoyens et les entreprises de l'UE et de son voisinage. Avec les États membres de l'UE, ils travaillent aussi à la planification de mesures d'urgence et au rôle que le stockage peut prendre dans la sécurité d'approvisionnement. Une nouvelle session du Conseil de l'énergie UE-États-Unis se tiendra le 7 février à Washington.

"Pas en crise"

Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen, Charles Michel, ont tous deux contacté ces dernières heures l'émir du Qatar, Tamim bin Hamad al Zani. Des contacts sont entretenus aussi avec l'Égypte, l'Algérie et certains pays d'Asie.

Une source européenne rappelait vendredi que l'Azerbaïdjan était un pays du partenariat oriental de l'UE avec lequel elle avance dans la recherche d'un accord commercial. La commissaire européenne à l'énergie, Kadri Simson, prévoit de s'y rendre le 4 février, avant de partir pour Washington où sera aussi présent le haut représentant de l'UE pour la politique de sécurité, Josep Borrell.

Les stocks de gaz des pays de l'UE, dont les plus grandes capacités se trouvent dans la péninsule ibérique, sont actuellement de 40%, alors qu'ils représentaient 53 % de leurs niveaux il y a tout juste un an. Mais "on ne peut pas dire que l'on est en crise ni que la sécurité d'approvisionnement n'est pas assurée", selon un haut fonctionnaire européen.

Bidirectionnels, les gazoducs européens pourraient permettre une réaction rapide pour approvisionner les 20 États membres qui achètent du gaz russe, si des flux devaient à l'avenir provenir davantage de l'ouest que de l'est, fait-on valoir.

Quoi qu'il en soit, "les défis actuels pour la sécurité européenne mettent en évidence notre volonté d'accélérer la transition des combustibles fossiles vers l'énergie propre", soulignent Ursula von der Leyen et Joe Biden dans leur communiqué.

L'UE et les États-Unis s'engagent, dans leur déclaration, à intensifier leur coopération pour la sécurité d'approvisionnement et à œuvrer à un approvisionnement énergétique "fiable et abordable" pour les citoyens et les entreprises de l'UE et de son voisinage. Avec les États membres de l'UE, ils travaillent aussi à la planification de mesures d'urgence et au rôle que le stockage peut prendre dans la sécurité d'approvisionnement. Une nouvelle session du Conseil de l'énergie UE-États-Unis se tiendra le 7 février à Washington.

"Pas en crise"

Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen, Charles Michel, ont tous deux contacté ces dernières heures l'émir du Qatar, Tamim bin Hamad al Zani. Des contacts sont entretenus aussi avec l'Égypte, l'Algérie et certains pays d'Asie.

Une source européenne rappelait vendredi que l'Azerbaïdjan était un pays du partenariat oriental de l'UE avec lequel elle avance dans la recherche d'un accord commercial. La commissaire européenne à l'énergie, Kadri Simson, prévoit de s'y rendre le 4 février, avant de partir pour Washington où sera aussi présent le haut représentant de l'UE pour la politique de sécurité, Josep Borrell.

Les stocks de gaz des pays de l'UE, dont les plus grandes capacités se trouvent dans la péninsule ibérique, sont actuellement de 40%, alors qu'ils représentaient 53 % de leurs niveaux il y a tout juste un an. Mais "on ne peut pas dire que l'on est en crise ni que la sécurité d'approvisionnement n'est pas assurée", selon un haut fonctionnaire européen.

Bidirectionnels, les gazoducs européens pourraient permettre une réaction rapide pour approvisionner les 20 États membres qui achètent du gaz russe, si des flux devaient à l'avenir provenir davantage de l'ouest que de l'est, fait-on valoir.

Quoi qu'il en soit, "les défis actuels pour la sécurité européenne mettent en évidence notre volonté d'accélérer la transition des combustibles fossiles vers l'énergie propre", soulignent Ursula von der Leyen et Joe Biden dans leur communiqué.

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