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Conflit israélo-palestinien : la Cour suprême israélienne suspend des évictions de Palestiniens à Jérusalem-Est

Manifestation à laquelle ont participé des Palestiniens, des Israéliens et d'autres militants étrangers dans le quartier de Sheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, le 25 février 2022.
01 mars 2022 à 14:27Temps de lecture1 min
Par Belga

La Cour suprême israélienne a suspendu mardi les évictions de quatre familles palestiniennes dans le quartier sensible de Cheikh Jarrah à Jérusalem-Est occupé, devenu le symbole de la lutte contre la colonisation israélienne.

Ces quatre familles palestiniennes, menacées d'expulsion au profit de colons israéliens, seront considérées comme des "locataires protégés" mais devront payer un loyer symbolique annuel de 2.400 shekels (environ 660 euros) à une organisation de colons jusqu'à ce que l'affaire soit définitivement réglée devant la justice, a décidé la Cour suprême.

La cour a en outre autorisé mardi les familles à faire appel de la décision des tribunaux ayant tranché en faveur de leur éviction.

L'an passé, les familles de Cheikh Jarrah avaient rejeté une proposition de "compromis" formulée par la justice israélienne.

Selon celle-ci, les familles pouvaient rester dans leurs maisons à titre de "locataires protégés" payant 1.500 shekels (392 euros) à titre de loyer, mais en reconnaissant que la propriété des résidences était israélienne.

Le "droit de propriété"

Les familles, qui vivent à Cheikh Jarrah depuis des décennies, assurent avoir reçu leurs propriétés de la part de la Jordanie, qui contrôlait Jérusalem-Est jusqu'en 1967, année au cours de laquelle ce secteur palestinien de la Ville sainte est passé sous occupation israélienne.

Face à elles, des colons israéliens affirment que ces parcelles leur reviennent, au titre d'une loi israélienne prévoyant que si des juifs peuvent prouver que leur famille vivait à Jérusalem-Est avant la guerre israélo-arabe de 1948 et la création d'Israël, ils peuvent demander à ce que leur soit rendu leur "droit de propriété".

Une telle loi n'existe toutefois pas pour les Palestiniens ayant perdu leurs biens pendant la guerre.

Des heurts éclatent fréquemment à Cheikh Jarrah entre policiers israéliens et manifestants marquant leur soutien aux familles palestiniennes.

Plus de 300.000 Palestiniens et 210.000 Israéliens vivent aujourd'hui à Jérusalem-Est. Toutes les colonies israéliennes sont considérées comme illégales par le droit international.

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