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Concours Reine Elisabeth

Concours Reine Elisabeth : "J’ai vécu sa prestation comme un rêve", Pierre Solot revient sur la première journée de demi-finale

Ce lundi 16 mai débutait la demi-finale du Concours Reine Elisabeth 2022, dédié pour la seconde fois de son histoire au violoncelle. Huit candidats ont foulé la scène du studio 4 de Flagey, avec des fortunes diverses… Pierre Solot nous livre ses quatre coups de cœur de la journée.

Si certains candidats se sont un peu perdus dans le concerto de Haydn – qui est une épreuve en soi tant ces deux concertos sont exigeants et redoutables – d’autres se sont révélés plus étonnants et brillants à cet exercice. C’est le cas notamment de Petar Pejčić, candidat serbe de 20 ans.

Petar Pejčić, le bad boy du violoncelle

Il est arrivé avec une détermination exceptionnelle, présentant un jeu fort maniéré et en même temps d’une grande cohérence. C’est un fin musicien avec un son très riche et une superbe qualité de son. Il a d’ailleurs décidé de commencer à jouer le concerto avec l’orchestre, durant le tutti, histoire de lancer cette puissance sonore qu’il allait dégager durant toute sa prestation, avec une cadence étonnante qui nous a emmenés du côté des Balkans.

Oleksiy Shadrin, une puissance sonore et une solidité générale

Le candidat ukrainien a proposé un programme très intelligent avec une sonate de Schnittke, qui est une musique d’abîme. Il a ensuite proposé des variations de Martinu où il s’est révélé tout aussi indestructible. Un violoncelle très puissant, pas toujours fin mais vigoureux.

Constantin Heise, la beauté du son

Le jeune violoncelliste allemand sait tout faire, il comprend tout, le son est beau, c’est fin, sa sonate de Chostakovitch était tout à fait étonnante. Il avait oublié de jouer le dernier morceau de son programme, il était sorti de scène et il est remonté comme un enfant un peu gêné.

Woochan Jeong, le plus grand coup de cœur de Pierre

Le Coréen, avec un son de velours, est venu nous caresser les oreilles. "J’ai vécu sa prestation comme un rêve", nous explique Pierre Solot avec une sonate de Debussy, l’imposé et la sonate Arpeggione de Schubert avec à la fois un côté très amoureux et une pudeur tout enfantine.

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