Economie

Concertation: la FGTB claque la porte et promet un "jeudi rouge" le 21 février

Un "jeudi rouge" le 21 février, promet la FGTB

© BELGA PHOTO OLIVIER VIN

05 févr. 2013 à 12:53 - mise à jour 05 févr. 2013 à 20:05Temps de lecture2 min
Par Belga News

Le syndicat socialiste dénonce notamment les mesures liées à la flexibilité du temps de travail, une flexibilité qu'elle souhaiterait "mieux encadrée". La FGTB pointe également le "blocage des salaires" imposé par le gouvernement et estime que les balises qu'elle avait fixées ont été "largement dépassées".

C'est dans ce contexte que le syndicat a décidé d'une "mobilisation massive" le jeudi 21 février. Un préavis de grève couvrant l'ensemble des secteurs sera déposé et une manifestation - dont les modalités restent à définir - sera organisée dans les rues de Bruxelles.

La CSC participera aux actions du 21 février

La nervosité est due aux tergiversations du gouvernement

Les tergiversations du gouvernement, qui tarde à répondre aux avis des partenaires sociaux, mène à une certaine nervosité, estime le président de la CSC, Marc Leemans, pour qui la décision de la FGTB de suspendre sa participation à la concertation sociale est une expression de cette nervosité.

Selon Marc Leemans, la CSC a toujours joué la carte de la concertation quelles que soient les difficultés. Mais, ajoute le président du syndicat chrétien, le fait que le gouvernement doive encore se pencher sur les propositions formulées par le Groupe des 10 ne facilite pas les choses. Le président de la CSC appelle le gouvernement à répondre rapidement à ces avis.

L'objectif est d'avoir, pour le 18 février, un accord portant non seulement sur une modernisation du marché du travail, au sujet de laquelle les partenaires sociaux ont remis, fin de la semaine dernière, un avis au gouvernement, mais également sur les autres accords conclus auparavant. Il s'agit notamment de la liaison au bien-être des allocations sociales ou de baisses de charges ciblées.

A leur arrivée au Lambermont pour une réunion du Comité ministériel restreint, plusieurs vice-Premiers ministre ont toutefois réfuté toute lenteur dans le chef du gouvernement.

Par ailleurs, Marc Leemans souligne que les syndicats avaient déjà décidé en front commun, il y a 10 jours, d'une mobilisation le 21 février à Bruxelles. "Mais ce sont deux dossiers distincts", selon lui.

Cette mobilisation vise à protester contre le blocage des salaires, la réforme de l'index ou la question de l'harmonisation des statuts d'ouvrier et d'employé.

Dans un communiqué, le syndicat libéral souligne lui aussi que cette mobilisation du 21 février "était déjà programmée". La CGSLB annonce qu'elle va procéder, ce jeudi, à une consultation plus large de ses instances pour préciser sa stratégie.

La FEB ne veut pas renégocier les accords

La Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) ne veut pas renégocier les précédents accords finalisés entre les partenaires sociaux. Elle réagissait ainsi au fait que la FGTB "fait une nouvelle fois échouer la concertation sociale".

La FGTB a montré ces derniers mois qu'elle était dans l'"incapacité ou (l') impossibilité de conclure un AIP". "Elle rejette à présent la méthode qu'elle a toujours soutenue, à savoir fournir des réponses conjointes des partenaires sociaux aux demandes formulées par le gouvernement", dénonce la FEB.

Pour l'organisation patronale, "il n'est en aucun cas question de renégocier les accords en matière de flexibilité ni toutes les réponses précédemment fournies par les partenaires sociaux au gouvernement. Le tout est dans le tout ! " "Participer aux négociations et encore mener des actions par la suite n'est en effet pas une attitude qu'il faut récompenser", poursuit la FEB.

La FEB demande que le gouvernement mette en œuvre sa décision de blocage salarial.

D'après Belga

Concertation sociale : la FGTB claque la porte

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