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Concours Reine Elisabeth

Compte rendu de la première soirée de Finale

Compte rendu de la première soirée de Finale
30 mai 2017 à 07:56 - mise à jour 30 mai 2017 à 07:561 min
Par Marie Michiels

C'était hier la première soirée de finale du Concours Reine Elisabeth de violoncelle. Chaque soir, deux candidats jouent sur la scène de la salle Henry Le Boeuf, accompagnés par le Brussels Philharmonic. La pièce imposée qui a été apprise lors de la mise en loge à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, et un concerto au choix du candidat. 

C'est un violoncelliste chinois, Sihao He qui crée l'imposé : "Sublimation" une musique du japonais Toshio Hosokawa. On sent Sihao He concentré à 200% pour cette pièce contemporaine qu'il semble quelque part déjà avoir intégrée. A travers l'orchestre, on sent le vent qui souffle sur les forêts, la mer qui se déchaîne... et un soliste jusque là presque rock qui aborde ensuite le Concerto en la mineur de Schumann. Il y a des sons superbes, de l'intériorité... un mouvement lent qui prend toute la salle.

Brannon Cho en finale
Brannon Cho en finale RTBF

Juste après la pause c'est l'américain Brannon Cho qui joue. Par le plus pur des hasards, il est un ancien collocataire de Sihao He, ils ont fréquenté la même école aux Etats Unis, ils ont eu le même professeur, ils ont participé aux mêmes concours et pourtant, ils montrent un jeu tout à fait différent.

Brannon Cho attaque d'emblée l'imposé de manière plus nerveuse. Des traits volontaires, des attaques presque sèches, comme lors de son récital en demi-finale, un jeu extrêmement franc.

Même détermination dans le premier concerto de Shostakovich, Brannon Cho part en guerre, puis dans le moderato, il fait chanter son violoncelle (un instrument qui date de 1668) au milieu de cet univers onirique rendu par l'orchestre. Le souffle de la salle est suspendu pendant la cadence jusqu’à ce que revienne le thème qui s'impose comme un diable, parti dans une course... presque sans fin.

Compte rendu de la première soirée de Finale

La chronique de Marie Michiels

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