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Voici le dernier chapitre de Sous Couverture en compagnie d’Olivia Ruiz et Didier Dillen. Au menu du jour : une robe de mariée, des armes et Marc Danval Entre autres !

Anne Sibran pour “Écoute la pluie tomber”, éd. JC Lattès, 2022

Olivia Ruiz a rencontré un immense succès (un demi-million de lecteurs conquis) avec son premier roman " La Commode aux tiroirs de couleurs ", et nous a ainsi dévoilé son talent de conteuse dans une fresque romantique flamboyante sur l’exil.

Aujourd’hui, avec " Ecoute la pluie tomber ", publié chez Lattès, elle poursuit l’histoire familiale dans un deuxième roman chavirant qui nous embarque dans les tourments de ses personnages, qui s’entremêlent à la Grande Histoire, où l’amour triomphe de la violence. Son héroïne, c’est Carmen, dont la famille s’est exilée dans le sud de la France pour fuir le franquisme. Comment s’enraciner dans un pays qui n’est pas le sien, comment se construire une nouvelle vie ?

On découvre une fratrie de femmes solidaires, la vie du café dans la commune rurale de la Marseillette, où les commérages vont bon train, où sévit le poids des préjugés. Il y a Carmen, mais aussi Antonio, qui se comporte avec les femmes comme avec les taureaux qu’il défie… Plus une galerie savoureuse d’animaux, vivant au café, comme le perroquet bavard, une vraie balance !

Didier Dillen pour “La fabuleuse histoire de la levrette”, éd. de la Musardine, 2022

Du côté de l’auteur belge, c’est Didier Dillen qui nous présentera " La fabuleuse histoire de la levrette " (Ed. de la Musardine). L’histoire de cette position sexuelle adoptée dans le règne animal, et de ses tabous. Pourquoi la levrette a-t-elle si longtemps fait l’objet d’interdits religieux, moraux et même médicaux ? Réponse dans cet ouvrage qui se veut une excursion dans la sexualité humaine sur plusieurs milliers d’années, de l’Antiquité à notre 21e siècle.

La “Book-Box” de Lucile Poulain : "Olivia Ruiz"

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Aujourd’hui on fait la part belle au second roman d’Olivia Ruiz bien sûr, " Écoute tomber la pluie " aux éditions JC Lattès. Mais qui dit Olivia Ruiz, dit avant tout : musique !

"J’traîne des pieds", premier gros succès commercial et critique de la chanteuse, raconte son enfance passée au cœur d’un café de Marseillette, petite ville du sud de la France.

C’est le décor qu’elle a choisi pour nous conter l’histoire de ses grandes tantes espagnoles dans son deuxième roman, celles qui tenaient d’une main de fer ce fameux café appelé " La terrasse ", comme dans la chanson !

De "J’traîne des pieds" aux Vieux de la vieille, il n’y a qu’un pas ! Avant d’être un classique du cinéma, c’est un roman de René Fallet.

Mais ne vous y trompez pas, derrière la célèbre gouaille provocatrice et la plume populaire et populiste, se cache à peine une immense sensibilité, qu’on pourrait presque qualifier de naïve tant elle est dévouée à la cause de ses histoires.

Chez Olivia Ruiz on a ces femmes du Sud, survivantes solaires prêtes à en découdre avec le destin.

Ce monde, à l’envers, ce serait des hommes parisiens privilégiés, riches, sans scrupule et voués aux desseins d’une tragédie grecque Justement le décor de Maurice Druon en 1948 de sa célèbre trilogie " Les Grandes Familles ", et dont le premier tome remporte le Prix Goncourt la même année.

La chronique de Laetitia Mampaka : “Matins clairs” de Pedro Correa – Ed. Livre de poche, 2020

En novembre 2019, Pedro Correa prononce, en tant qu’ancien étudiant, un discours à l’École polytechnique de Louvain, en Belgique. La vidéo, postée sur les réseaux sociaux, est vue sept millions de fois en trois mois et le discours fait le tour du monde – un phénomène qui pousse son auteur à écrire Matins clairs.
Pourquoi un tel succès ? Pedro Correa, comme de nombreux contemporains, s’interroge sur le sens de sa vie. Avec une existence professionnelle et familiale " réussie " selon les codes habituels, tout semblait lui sourire. Et pourtant… L’ancien ingénieur nous raconte ici comment il a pris soudainement conscience de son mal-être et comment il s’est libéré de la tyrannie des diktats. Pour lui, la clé du bonheur n’est pas dans la compétitivité, mais dans l’accord avec soi-même.

La chronique d’Odile Vanhellemont : “Crazy brave” de Joy Harjo, éd. J’ai Lu, 2022

Folle, courageuse. Oui, on peut dire que Joy Harjo est follement courageuse. Joy, joie, et pourtant, la vie a rarement été tendre avec Joy Harjo.

Née d’une mère Cherokee et d’un père Creek, notre autrice, musicienne et surtout poétesse est venue au monde dans l’Oklahoma raciste des années 50. L’Amérique qui a remisé les peuples premiers dans des réserves, l’Amérique qui s’est échinée à leur faire la vie dure par tous les moyens.

Joy Harjo revient ici sur ses jeunes années, de sa naissance à celle de ses enfants. Elle nous conte, avec un mysticisme non-contenu, sa culture amérindienne. Violence et traditions s’entremêlent ainsi dans ce récit.

La chronique de Caroline Etienne : “Petite philosophie de la mer” de Laurence Devillairs – Ed. de la Martinière, 2022

Avant la saison estivale, quoi de mieux que de s’immerger dans l’univers marin et de réfléchir à tous les aspects de ce monde fascinant et enivrant.

Ce petit livre est une ode à la mer et un plaidoyer pour la voir autrement et la respecter. C’est une vraie invitation au voyage, une agréable baignade qui nous propose de remettre le cap sur tout le vocabulaire marin et les nombreuses histoires autour de la mer.

L’auteure nous rappelle d’abord, je cite : " Avec la mer, nous faisons un difficile mais salutaire apprentissage : nous ne pouvons pas tout maîtriser ni programmer. " Et d’ailleurs, pour aborder ce bouquin, mieux vaut se laisser bercer et savourer page après page les réflexions que l’ambiance du littoral peut susciter.

La chronique surprise : Didier Van Cauwelaert, avec “La promesse de l’aube”, de Romain Gary, éd. Folio, 1973 et “Gros-câlin”, d’Émile Ajar, éd. Folio, 1977

Tu seras un héros, tu seras général, Gabriele D’Annunzio, Ambassadeur de France – tous ces voyous ne savent pas qui tu es !
Je crois que jamais un fils n’a haï sa mère autant que moi, à ce moment-là.
Mais, alors que j’essayais de lui expliquer dans un murmure rageur qu’elle me compromettait irrémédiablement aux yeux de l’Armée de l’Air, et que je faisais un nouvel effort pour la pousser derrière le taxi, son visage prit une expression désemparée, ses lèvres se mirent à trembler, et j’entendis une fois de plus la formule intolérable, devenue depuis longtemps classique dans nos rapports :
- Alors, tu as honte de ta vieille mère ? "

À l’aube de la vie, le narrateur se fait une promesse : ces années qui l’attendent, il les déposera aux pieds de sa mère pour réparer toutes les souffrances qu’elle a endurées.

Je sais parfaitement que la plupart des jeunes femmes aujourd’hui refuseraient de vivre en appartement avec un python de deux mètres vingt qui n’aime rien tant que de s’enrouler affectueusement autour de vous, des pieds à la tête.

Mais il se trouve que Mlle Dreyfus est une Noire de la Guyane française, comme son nom l’indique. J’ai lu tout ce qu’on peut lire sur la Guyane quand on est amoureux et j’ai appris qu’il y a cinquante-deux familles noires qui ont adopté ce nom, à cause de la gloire nationale et dur racisme aux armées en 1905. Comme ça, personne n’ose les toucher.

La chronique de fin de Thierry Bellefroid, "Elle s’appelait Lucía", de Pierre André, éd Grasset, 2022

Victor rencontre Lucía lors d’une soirée et passe la nuit avec elle. Quelques jours plus tard, elle retourne dans le sud de l’Espagne, où elle vit. Désœuvré et amoureux, sans autre indice que le nom d’une ville – Grenade –, le jeune homme de vingt ans décide de partir à sa recherche. Lucía, Lucía, Lucía

Il se perd dans un labyrinthe de ruelles éblouissantes, à l’image de sa passion pour la jeune femme, qui augmente à mesure qu’elle lui échappe. Sans Lucía, à qui se confier ? Qui aimer ? Victor découvre la trompette et se confie à elle comme à un amour, en jouant à se perdre de bonheur, à défaut de retrouver la jeune femme.
Et soudain : Lucía. Ils renouent. Ils s’aiment. Ils s’adorent. Tout de même, Lucía a des comportements bien énigmatiques… Elle a une conception du couple, comment dit-elle ? Ouverte. S’ouvre un champ d’expérimentations périlleux.

 

"Subvenir aux miracles", de Victoire De Changy, éd Cambourakis, 2022

Qu’un miracle survienne à travers lui, et qu’il subvienne à nos miracles. Voilà bien ce que l’on attend, ce que j’attends, moi, d’un vêtement.
Le costume, la tenue, la fringue, le linge, la parure, les affaires, les effets… Quel lien entretenons-nous avec nos vêtements, enveloppe indissociable de notre quotidien, qui nous accompagne de la naissance à la mort et conditionne une partie de notre rapport au monde ? Qu’il s’agisse de se costumer pour se protéger de l’extérieur, jouer un rôle social ou simplement se vêtir pour se mettre en valeur, les vêtements que l’on porte agissent comme la caisse de résonance de notre existence.
Confrontant les pratiques et les points de vue, Victoire de Changy déploie, à partir d’une robe de mariée unique, une réflexion sensible et délicate sur le rapport que l’on entretient avec nos garde-robes et leur évolution selon les moments de la vie.

« Sniper en Arizona » Patrick Declerck, Ed. Buchet-Chastel, 2022

Le désert de l’Arizona. Une école de snipers, la meilleure des Etats-Unis. L’Amérique de Donald Trump. Huit élèves dont Patrick Declerck. Bientôt opéré d’une tumeur au cerveau, il veut se confronter aux armes et à l’extrême.

« Marc Danval : L’épicurieux » Marc Danval et Michaël Albas, Ed. Jourdan, 2022

Personnage délicieusement anachronique au talent protéiforme à souhait, Marc Danval lève enfin le voile sur son parcours X-Ixelles. Une épopée peu commune qui s’étend du Théâtre Royal du Parc à La Troisième Oreille, l’émission à la tête de laquelle il fait jazzer les débuts de week-ends des auditeurs de La Première (RTBF) depuis plus de trente ans.
Entre ces pages, vous allez découvrir Marc Danval comme vous ne l’avez jamais lu.

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