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Belgique

Bart De Wever déplore le retrait de Jurgen Ceder et lui promet une 2e chance

Bart De Wever déplore le retrait de Jurgen Ceder et lui promet une 2e chance
23 juil. 2012 à 05:221 min
Par Mireille Smekens

"Quelqu'un qui peut me convaincre qu'il a changé et veut coopérer de manière positive à mon projet, je suis humainement tenté de lui offrir une deuxième chance", a-t-il déclaré en marge d'une conférence de presse sur la politique migratoire à Anvers.

Aux yeux de Bart De Wever, Jurgen Ceder a "réellement rompu" avec le Vlaams Belang. Il fait observer que l'élu d'extrême droite a laissé tomber l'opportunité d'un mandat de chef de groupe au Sénat, avec les revenus qui y sont liés, pour une sixième place sur la liste communale N-VA à Dilbeek.

Bart De Wever a laissé entendre que Jurgen Ceder avait été approché par un autre parti pour les communales à Dilbeek. Il a dénoncé une "chasse aux sorcières", qualifiant l'ancien idéologue du VB de "chic type" pour avoir choisi de se retirer afin de ne pas servir d'arme contre son propre parti.

Un passé violent

Jurgen Ceder cède face à la pagaille médiatique qu'avait semée sa candidature. Actuel sénateur et ancien chef de file du Vlaams Belang, il avait notamment joué un rôle considérable dans l'élaboration du plan en 70 points, un plan aux relents racistes.

Dans une lettre ouverte publiée ce lundi matin sur le site du parti, Jurgen Ceder explique qu'il a pris seul cette décision, qu'il a même dû le demander à plusieurs reprises avant que la direction du parti nationaliste n'accepte finalement de le laisser partir.

Le 18 juillet, le journal flamand De Morgen est revenu sur le passé du transfuge, un passé plutôt violent. Ainsi, en 1984, alors que Jurgen Ceder était président de l'association radicale estudiantine NSV, il aurait brisé la jambe d'un étudiant lors de l'occupation du Stuc, le centre culturel de la KUL, l'université catholique de Louvain (Leuven).

Le Morgen parle de 8 témoins oculaires mais Jurgen Ceder dément et porte plainte contre le quotidien pour calomnie et diffamation.

En quelques mois, il s'agit du deuxième retrait retentissant du côté de la N-VA après celui de Pol Van Den Driessche à Bruges, accusé d'intimidation sexuelle et surnommé le DSK des Flandres dans la presse flamande. Là aussi il s'était retiré face à la pression médiatique et pour ne pas salir l'image de son parti.

RTBF avec Belga

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