Comment un chercheur autrichien a pu pirater un sextoy connecté

Comment un chercheur autrichien a piraté un sextoy connecté

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04 janv. 2019 à 10:22 - mise à jour 04 janv. 2019 à 10:22Temps de lecture1 min
Par Hélène Maquet

Cette histoire colle le frisson. Et pas forcément celui auquel on pense en premier. Un Autrichien est parvenu à prendre le contrôle de sextoys connectés. Et ça pose vraiment question.

Werner Schober est consultant en informatique. Fin décembre, il a pris la parole au Chaos Communication Congress, grand rassemblement annuel de hackers qui a lieu à Leipzig. Il est venu présenter des recherches qu'il a publié au mois de février et qui sont les bases d'une thèse de Master proposée à l'Université des Sciences Appliquées de Sankt-Pölten. Travail de recherche dont l'objet est les sextoy connectés.

La particularité des sextoys connectés est qu'ils peuvent être connectés à internet. Ce qui donne la possibilité de les télécommander depuis un smartphone, via une application ou une connexion bluetooth. La personne qui utilise le sextoy ou un complice peut alors se connecter à l'objet en question.

Le sextoy connecté est une déclinaison de l'Internet des Objets (Internet of Things, IoT). C'est à dire, l'interconnexion entre des objets et internet : enceinte connectée, montre connectée, thermostat connecté, voiture connectée, jouets connectés.

Il est possible de prendre le contrôle du sextoy de son voisin

Werner Schober s'est intéressé à trois modèles différents : deux chinois et un allemand. Et il a fait ses tests sur le modèle allemand : le Vibratissimo Panty Buster, commercialisé aux alentours de 40 euros. Il a démontré qu’il était possible pour un tiers de prendre le contrôle à distance du sextoy. L’application mobile permet de générer un lien, qui, envoyé par e-mail ou SMS, permet à un ou une complice de faire vibrer l'objet à distance.  Le chercheur a découvert qu’il suffisait de modifier ce lien pour faire vibrer des sextoys inconnus au hasard. 

Par ailleurs, la connexion Bluetooth n’étant pas suffisamment sécurisée, quiconque se trouvant à proximité d’un sextoy peut s’y connecter via son smartphone et l’activer. Werner Schober a prévenu la société des failles de sécurité dans son système.

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