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Comment idéalement poser son pied lors d’un jogging ? Une étude en cours à l’ULiège

Comment poser idéalement son pied lors d’un jogging ? C’est l’objet de l’étude menée à l’ULiège.

© Catherine Falls – Getty Images

24 nov. 2021 à 06:57Temps de lecture1 min
Par Olivier Thunus

La manière dont un joggeur pose son pied au sol peut-elle avoir des conséquences sur les muscles du pied et de la cheville et sur les caractéristiques individuelles du coureur ? C’est ce qui fait l’objet d’une étude par Guillaume Abran, un doctorant du laboratoire du mouvement humain de l’Université de Liège.

L’étude menée par ce kiné du sport est loin d’être terminée mais certains conseils à destination des joggeurs se dégagent déjà : " Ça va être d’essayer de faire des petits pas plutôt que d’essayer de faire des grandes foulées, donc avoir tendance à augmenter plutôt son nombre de pas par minute, sa cadence. Il faut aussi essayer d’atterrir le plus proche possible de la projection de son centre de masse au sol, donc sous son bassin. Puis surtout, le principal conseil va être d’essayer d’avoir une progression dans ses volumes d’entraînement et dans l’intensité de celui-ci. Il ne faut pas essayer de battre à chaque fois son record de la sortie précédente, pour vraiment réussir à développer des muscles, des tendons et des os qui soient forts et qui soient capables d’encaisser un volume de course à pied conséquent. Ça prend beaucoup de temps et ça demande beaucoup de patience ", plaide Guillaume Abran.

Chaque joggeur à sa propre manière courir. Certaines correspondent à ces conseils, d’autres un peu moins. Mais cela suscite un intérêt chez les adeptes de la discipline : " Je pose la plante du pied puis je déroule jusqu’à la cheville, avec des petites foulées. Ça me paraît être un mouvement naturel ", explique une joggeuse. " J’essaie de poser la pointe puis d’aller vers le talon. Je cours comme ça depuis toujours et je n’ai jamais eu de blessure. Je fais plutôt des grandes foulées mais si on me dit qu’autrement c’est plus efficace, je suis prêt à tenter ", reconnaît un autre.

Il s’agit ici d’une étude de longue durée. Ses conclusions sont attendues d’ici trois à quatre ans.

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