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Sous couverture

Commencez le mois de juin en ouvrant l’un de ces livres

Commencez le mois de juin en ouvrant l’un de ces livres

Nous ouvrons le treizième chapitre de Sous Couverture en compagnie de Benoît Philippon et Michel Lambert. Au menu du jour : un cure-dent, un accent, de la violence Entre autres !

Benoît Philippon pour “Petiote”, éd. Les Arènes, 2022

Pour récupérer la garde de sa fille, la seule chose précieuse qui lui reste, Gus, un père en plein naufrage, tente le tout pour le tout : une prise d’otages dans le Love Hôtel de losers où il vit. Un plan foireux dont il espère tirer profit pour fuir au Vénézuela avec sa "petiote", une ado rebelle. L’auteur, avec ce roman noir touchant et plein d’humanité, réussit à nous faire rire avec des scènes mémorables, cinématographiques, et ses personnages inoubliables, marqués par la vie.

Michel Lambert pour “Le ciel me regardait”, éd. Beau Jardin/Sentinelles, 2022

Du côté de l’auteur belge, c’est Michel Lambert qui viendra présenter son dernier recueil de nouvelles "Le ciel me regardait" (Editions Beau Jardin / Sentinelles). Ce spécialiste des histoires courtes nous plonge dans des moments d’intimité au fil des pages ; des instantanés, des rencontres ou des séparations dont on ignore à la fois ce qui les a provoquées et ce qu’il en adviendra.

“Réminiscences” de Gorian Delpâture : Claire Bretécher

Aujourd’hui, nous allons remonter dans le temps à la rencontre d’une grande dame de la bande dessinée : la Française Claire Bretécher. Née en 1940 et morte en 2020. Elle travaille pour les magazines Spirou et Tintin dans les années 60 avant de rejoindre Pilote, de cofonder L’écho des Savanes puis de commencer une série de gags sur les bourgeois intellos parisiens dans les pages du Nouvel Observateur. C’est la série "Les Frustrés", un immense succès de la BD "critique sociale". Et donc, quand en 1975, ma collègue Françoise Wolff réalise un documentaire sur la place des femmes dans la société, elle ne peut qu’aller interviewer Claire Bretécher. Elle a 35 ans à l’époque. Elle nous parle des frustrations des femmes.

La chronique de Lucile Poulain : "Pourquoi pas la vie" de Coline Pierré, éd. De l’Iconoclaste, 2022

Si vous êtes féru de poésie, vous n’avez pas pu passer à côté de l’œuvre de Sylvia Plath, devenue après son suicide en 1963, la figure emblématique du génie féminin contrarié par la domesticité et le patriarcat.

Car si sa mort continue à hanter la culture sous toutes ses formes, c’est son art, bien vivant lui, qui est mis en valeur partout où on fait référence à ses poèmes, ses nouvelles, son roman etc. Et c’est là que Coline Pierré apparaît, telle une nécromancienne aux airs de Fée Clochette. Dans ce roman, elle imagine que la petite fille de notre poétesse se réveille en pleurant cette fameuse nuit, et que Sylvia panique à l’idée que ses enfants puissent sortir de la chambre. Elle abandonne son terrible projet, le suicide de Sylvia Plath n’a jamais existé.

Et c’est le lendemain que tout commence, la bataille pour la survie, l’acceptation de la part sombre de son âme, un souffle de vie inattendu qui va changer la donne, et rendre à Sylvia la superbe qu’elle n’a pas connue.

La chronique de Michel Dufranne : “Duchess” de Chris Whitaker, éd. Sonatine, 2022

" Depuis quand tu veux être comme les autres ? Tu es une hors-la-loi. "
Duchess a 13 ans, pas de père, et une mère à la dérive. Dans les rues de Cape Haven, petite ville côtière de Californie, elle ne souffre ni pitié ni compromis. Face à un monde d’adultes défaillants, elle relève la tête et fait front, tout en veillant sur son petit frère, Robin. Mais Vincent King, le responsable du naufrage de sa mère, vient de sortir de prison. Et son retour à Cape Haven ravive les tumultes du passé. Quand cette menace se précise, Duchess n’a plus le choix : il va lui falloir engager la lutte pour sauver ce qui peut l’être, et protéger les siens.

La chronique d’Odile Vanhellemont : “Le syndrome de l’accent étranger” de Mariam Sheik Fareed, éd. J’ai Lu, 2022

Désiré, un jeune mauricien sans papiers, est balayeur à Paris. Tâche ingrate à laquelle il s’adonne néanmoins avec un certain plaisir. Un jour, en rentrant du boulot, il trouve une sacoche dans le métro. Tout intrigué, il y découvre un ordinateur portable mais surtout, une histoire inachevée.

Cette histoire, c’est celle de Sophie, galeriste en vogue qui, à la suite d’un accident, se réveille avec le très réel syndrome de l’accent étranger. Son parler français est en effet remplacé par une mélodieuse élocution créole.

Captivé par ce début de roman, une idée germe dans la tête de Désiré. Il acceptera de remettre la sacoche et son contenant à son propriétaire, mais à une condition : qu’il finisse son histoire.

La chronique surprise : Pierre Assouline, avec “Le cure-dent d’Alfred Jarry”, de Jacques Drillon, éd. du Lérot, 2022

" Inviter qqn en cure-dent : l’inviter après le repas. "

(Le Grand Robert)

" Ah, vous arrivez tard, dit Mme Verdurin à un fidèle qu’elle n’avait invité qu’en cure-dent. "

(Marcel Proust)

Ce volume reprend les " Papiers découpés ", parus sur le site bibliobs.com en 2018. Il constitue donc la troisième partie des différents " Papiers ", après les " Papiers décollés " (Les fausses dents de Berlusconi, Grasset, 2014), et les " Papiers recollés " (Le cul rose d’Awa, Du Lérot, 2020).

160 pages non coupées et imprimées sur bouffant crème 80 g, couverture imprimée sur camoscio 250 g.

La chronique de fin de Thierry Bellefroid, "Goat Mountain", d’O. Carol et Goerges Van Linthout, éd Philéas, 2022

Automne 1978, nord de la Californie.
Il a onze ans et il part chasser avec son père, son grand-père et un ami de la famille sur leurs terres de Goat Mountain.
Cette année, il va tirer son premier cerf…
Quand l’irréparable se produit.
Le parcours initiatique du jeune garçon, abandonné à ses instincts sauvages, se poursuit pendant plusieurs jours, entre chasse au gibier… Et chasse à l’homme.
En adaptant le quatrième roman de David Vann, auteur de " Impurs " et " Sukkwan Island ", O. Carol et Georges Van Linthout signent un récit âpre qui interroge les origines de la violence.

Sous couverture

Benoît Philippon

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