Comité de concertation : tous les métiers de contact referment dès samedi, jusqu’au 25 avril

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24 mars 2021 à 11:45 - mise à jour 24 mars 2021 à 14:26Temps de lecture3 min
Par A. M. avec Belga

Le comité de concertation, réuni ce mercredi matin en urgence a donc décidé, sur base des avis des experts de prendre de nouvelles mesures pour faire redescendre drastiquement les contaminations : les métiers de contact à savoir les salons de coiffures, les salons d’esthétique, les barbiers, les pédicures non médicales, les salons de manucure, les salons de massage, les  salons de tatouage/piercing devront refermer leurs portes dès ce samedi 27 mars, et cela pour une durée de 4 semaines, soit jusqu'au 25 avril inclus.

Première réaction de la part du porte-parole du Syndicat Neutre des Indépendants (SNI) Olivier Mauen : "C’est la colère et le dégoût ! Tant pour les commerces non-essentiels que pour les métiers de contact : où sont les chiffres ? C’est inadmissible".

Les indépendants sont à nouveau les victimes des décisions prises aujourd’hui souligne Olivier Mauen.

Coup de massue

"Ce sont à nouveau des pertes de chiffre d’affaires qu’ils ne pourront jamais compenser. C’est tout simplement se moquer d’eux. C’est un véritable coup de massue".

Le Syndicat déplore enfin le fait que les professions de contact doivent encore fermer alors "qu’on leur avait promis qu’elles pourraient rester ouvertes après la réouverture. Il est inconcevable que cette promesse n’ait pas été tenue".

Désolation et colère pour les centres d'esthétique

Pour Vincent Fontaine, porte-parole de l’Union nationale de l’Esthétique et du Bien-être, "c’est vraiment la désolation et la colère : on a rouvert seulement le 1er mars, les saunas le 8 mars et ici on nous referme déjà ! C’est une très mauvaise nouvelle, pourquoi sommes-nous visés encore une fois ?

Les écoles et les entreprises sont les principaux foyers. Notre avis est de prendre les mesures là où se situent les problèmes. Certains secteurs travaillent avec toutes les précautions. L’effort collectif ? On l’a déjà très fort joué. On a subi le deuxième confinement, on pensait pour quelques semaines. Ça a duré 4 mois ! D’autres secteurs doivent le faire. On est de nouveau à peu près dans un scénario comme fin octobre".

Douche froide pour les coiffeurs

Charles-Antoine Huybrechts, administrateur à la Fédération des Coiffeurs parle de désastre, de véritable douche froide : une incompréhension aussi. "Je rappelle que Monsieur De Croo nous avait promis que la réouverture serait définitive. On voit que 5 semaines plus tard, il ne tient pas ses promesses. C’est une déception totale pour le secteur".

Quant à l’appel à la solidarité, "bien sûr qu’on va le respecter mais cela va nous faire souffrir pendant de nombreux mois, voire de nombreuses années. Le secteur aura du mal à s’en remettre".

494 contrôles, 8 infractions

"Ce que je constate en tout cas c’est que dans un rapport reçu de l’Inspection économique, sur 494 contrôles, il n’y avait que 8 cas où les mesures sanitaires n’étaient pas respectées. Dès lors je ne comprends pas pourquoi le gouvernement fait volte-face alors que nous respectons toutes les mesures qu’on nous a imposées. Et puis, au Luxembourg, en France, les salons restent ouverts. Alors ? Veut-on vraiment envoyer tous nos clients à l’étranger ? La question se pose !"

Tatoueurs et pierceurs "fâchés"

Les tatoueurs et pierceurs se disent quant à eux "fâchés" à la suite des nouvelles mesures décidées par le Comité de Concertation. L'ASBL Tatouage Belgique affirme que les engagements pris par des décideurs politiques n'ont pas été tenus et réclame des études permettant d'attester que les salons de tatouage et de piercing sont des vecteurs de transmission du coronavirus.

"Nous ne sommes pas fâchés de fermer mais d'avoir rouvert pour seulement trois semaines", affirme Gwenaëlle Reaume, secrétaire de l'ASBL. "Nous avons investi dans beaucoup de matériel, tel que l'encre de tatouage, qui risque d'être périmée dans trois mois", s'inquiète-t-elle, soulignant que la refermeture des salons après moins d'un mois malgré la mise en place d'un protocole sanitaire strict était exactement ce qu'ils craignaient.

"Aucune étude ne peut montrer que nous sommes des vecteurs de transmission du virus. Nous étions par ailleurs encore fermés lorsque la deuxième vague a débuté", dit Mme Reaume, qui regrette que certains ministres leur aient assuré que les tatoueurs et pierceurs n'auraient pas à suspendre leurs activités de nouveau. 

Pas coupables

Le ministre fédéral de la santé, Frank Vandenbroucke a pour sa part souligné que les secteurs qui vont devoir refermer ne sont pas "coupables", "responsables", de la situation, mais qu’il importe avant tout de réduire les déplacements et les contacts. "Il faut pouvoir rouvrir notre société dans les mois qui viennent".

Si les coiffeurs avaient pu rouvrir le 13 février dernier, les autres métiers de contact (salons d’esthétique, barbiers, pédicures non médicales, salons de manucure, salons de massage, salons de tatouage/piercing), fermés depuis le 2 novembre, n’avaient eux pu rouvrir à la clientèle que le 1er mars dernier.

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