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Coronavirus

Comité de concertation : réouverture sous conditions du monde de la nuit

Les boîtes de nuit vont rouvrir leurs portes vendredi prochain
11 févr. 2022 à 16:34 - mise à jour 11 févr. 2022 à 19:15Temps de lecture3 min
Par Estelle De Houck, Lavinia Rotili, Belga

Les boîtes de nuit vont rouvrir leurs portes vendredi prochain. C’est ce qu’il ressort de la conférence de presse du comité de concertation de ce vendredi après-midi. Les bars et restaurants n’auront quant à eux plus d’heure de fermeture imposée.

Le comité de concertation a validé le passage du code rouge au code orange dans la gestion de la crise sanitaire. Ce faisant, des allégements ont été annoncés dans le monde de la nuit. Et pas des moindres puisque les discothèques pourront rouvrir leurs portes dès vendredi prochain.

Concernant les bars et les restaurants, ce Comité de concertation signait la fin de la limitation des horaires et du nombre de personnes à table.

Dans les discothèques, la jauge va être fixée à 70%. En ce qui concerne les activités extérieures et les activités non dynamiques à l'intérieur (théâtre, cinéma, etc.), la jauge sera fixée à 80%. En intérieur, la jauge peut passer à 100% si la qualité de l'air est optimale. En extérieur, elle peut passer à 100% si des mesures de gestion de foules sont adoptées.

 Dans tous les autres cas, dès que le nombre de 200 personnes est dépassé, la jauge est fixée à 80%. Elle peut monter à 100% si la ventilation est bonne.

Le CST sera obligatoire dans les restos, comme avant. Concernant le secteur événementiel, le CST sera obligatoire pour tous les événements en intérieur dès 50 personnes et dès 100 personnes en extérieur. 

Quant au port du masque, il sera obligatoire uniquement pour le personnel qui travaille dans ces différents secteurs. 

Comité de concertation du 11/02/2022 : le baromètre passe à l'orange, voici les nouveaux assouplissements

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Un secteur à l’agonie

Il s’agit d’un soulagement pour le secteur de la nuit, dont les portes sont fermées depuis le 26 novembre. "On sera soulagé de pouvoir recommencer parce que c’est clair que le secteur est à l’agonie financièrement et mentalement", confiait Lorenzo Serra, coprésident de Brussels by Night, la fédération qui représente les acteurs du monde de la nuit bruxelloise, sur Matin première. Suite à la conférence de presse, le coprésident de la fédération a affirmé que la réouverture est une "très bonne nouvelle". 

Il se dit très satisfait que les demandes du secteur aient été entendues par les différents gouvernements et que" le politique puisse encore prendre des décisions positives".

"La réouverture est une très bonne nouvelle pour la santé mentale des jeunes, des entrepreneurs et des fournisseurs", dit Lorenzo Serra, soulignant l'aspect "essentiel" de son secteur. "Nous avons un vrai patrimoine de la culture festive en Belgique, notamment avec les festivals, et on s'est assis dessus durant deux ans. Les responsables politiques ont entendu le récent cri d'alarme du secteur, qui avait annoncé cette semaine qu'il rouvrirait le 18 février quoi qu'il arrive", se félicite le responsable.

"La jauge de 70% ne rend pas les discothèques et boîtes de nuit rentables, met-il toutefois en garde. Le secteur compte dès lors demander des aides fédérales et régionales pour combler la différence, qui pourraient par exemple passer par une TVA à 6%."

La fédération Brussels by night espère que le baromètre corona pourra passer le plus rapidement possible au code jaune, "possiblement vers la mi-mars", ce qui signifierait la fin de la jauge. 

Le secteur événementiel n'est pas si soulagé

Le secteur de l'événementiel s'est montré critique à l'égard des assouplissements annoncés par le comité de concertation vendredi. Ceux-ci ne sont en effet pas suffisants pour le rendre à nouveau rentable, déplore ainsi l'organisation sectorielle Event Confederation.

Le secteur de l'événementiel reconnait que les mesures décidées vendredi constituent de "bonnes nouvelles". Néanmoins, il reste critique. "Autoriser une capacité de 70 ou 80% est à peine rentable. Le secteur veut être en mesure d'éliminer les pertes accumulées et ne peut pas commencer à le faire maintenant", regrette l'Event Confederation.

Le secteur demande donc une perspective concrète de "code jaune" à très court terme. "Ce n'est qu'à ce moment-là que le printemps pourra devenir vraiment festif. D'ici là, un soutien est nécessaire", insiste-t-il. Le maintien de l'obligation du port du masque pour un public assis lors d'événements non dynamiques n'est pas non plus bien perçu. "Cette décision est difficile à comprendre.

La situation sanitaire s’améliore

Ces assouplissements interviennent sur fond d’amélioration des conditions sanitaires. " On est dans la décrue, on le voit aussi au niveau des hôpitaux ", commentait Leïla Belkhir, cheffe de l’unité infectiologie aux cliniques universitaires Saint-Luc de Bruxelles, sur le plateau de Déclic ce jeudi.

Le porte-parole interfédéral Steven Van Gucht est également allé dans ce sens lors du point presse hebdomadaire de Sciensano ce vendredi matin. "Le pic de la cinquième vague est clairement derrière nous", a-t-il indiqué.

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