Comité de concertation: 25 minutes au pays de Kafka et des surréalistes

Paul Magnette et Geert Bourgeois d'accord sur le surréalisme de la situation.
28 juin 2017 à 10:35 - mise à jour 28 juin 2017 à 10:35Temps de lecture1 min
Par RTBF

Ce mercredi matin s’est déroulé un comité de concertation où se retrouvaient des ministres de tous les gouvernements du pays. Une réunion plutôt courte, puisqu’elle n’a duré que 25 minutes. Le contexte d'instabilité politique francophone en serait-il la raison? Paul Magnette parle de surréalisme et Geert Bourgeois évoque Kafka. Pas très positif tout ça.

Le comité de concertation a, d’une manière générale, une fonction assez limitée, affirme Paul Magnette, Ministre-Président du gouvernement wallon. "En général, on crée des groupes de travail et on y renvoie des points. De temps en temps on approuve des choses consensuelles, mais on n’a malheureusement jamais réglé de vrais problèmes politiques ici ".

Défendre des points du cdH contre le MR alors que le cdH veut créer un gouvernement avec le MR

Ce qui signifie, selon lui, que l’instabilité francophone actuelle ne devrait rien changer à la situation. "Cela ne va pas changer grand-chose. Je me trouve dans la situation un peu surréaliste de devoir défendre des points du cdH contre le MR alors que le cdH veut créer un gouvernement avec le MR. On n’est pas la patrie du surréalisme pour rien."  Pour Paul Magnette, la situation reste donc floue: "Je continue à garder la barre au gouvernement wallon pour faire en sorte que les choses se passent le mieux possible et on attend que les autres avancent ou pas."

Du côté flamand, Geert Bourgeois, l’alter ego de Paul Magnette au gouvernement flamand évoque, une situation Kafkaïenne: "Il y a toujours des gouvernements (ndlr : en Wallonie). Ce qui se passe n’est pas courant, mais on va voir ". Il qualifie la situation d’étrange : "Quand Monsieur Lutgen a lancé sa démarche, il n’avait pas d’alternative. Ca m’étonne vraiment".