RTBFPasser au contenu
Rechercher

Coiffeur, un métier en pénurie: "Les salons se professionnalisent de plus en plus"

Ecomatin: coiffeur, un métier en pénurie

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

24 juil. 2017 à 07:57 - mise à jour 24 juil. 2017 à 07:57Temps de lecture2 min
Par RTBF La Prem1ère

La séquence Écomatin était consacrée aux coiffeurs, ce lundi matin sur les ondes de la Prem1ère. La Belgique compte environ 20 000 salons de coiffure et la profession a pourtant du mal à recruter. La profession de coiffeur fait partie de la liste des fonctions critiques et des métiers en pénurie. C’est donc un métier pour lequel — selon la définition du Forem — on pourrait manquer de candidats ou dans lequel les opportunités d’emploi sont nombreuses. En 2011, le site du Forem proposait d’ailleurs une vidéo pour inciter les jeunes à se lancer dans le métier.

Mon métier, c'est ma vie (Coiffeuse)

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Le secteur a besoin de bras. Stéphane Coigné, le président de coiffure.org, l’organisation professionnelle du secteur, le reconnaît : oui, il y a pénurie. Encore faut-il s’entendre sur la nature de cette pénurie.

"C’est un métier en pénurie, mais plutôt sur la qualité que sur la quantité. Parce que si vous avez 20 000 coiffeurs en Belgique pour 10 millions ou 11 millions d’habitants, si vous faites votre compte, il est difficile de survivre pour les coiffeurs, qu’ils soient maintenant artisans, coiffeurs ou employeurs. Par contre, ce qui se détermine maintenant de plus en plus, c’est qu’il y a un déplacement de la qualité du métier, donc les salons professionnels qui se professionnalisent de plus en plus."

Dans ces salons toujours plus professionnels, les apprentis suivent à la fois une formation en école et dans un salon où ils apprennent toutes les techniques nécessaires sur le terrain.  Mais dans l’esprit de Stéphane Coigné, ce professionnalisme nécessite aussi des compétences humaines: accueil de la clientèle, attitude générale, capacité à discuter avec le client...

Les Belges vont moins souvent chez le coiffeur

"Il faudra que l’élève qui a décidé d’apprendre le métier de coiffure décide bien de ce qu’il veut faire parce que, si on est coiffeur, on est coiffeur à vie, poursuit le président de coiffure.org. Et le problème c’est que la coiffure a toujours été un peu considéré comme le métier facile à exécuter. Mais ce n’est plus du tout réel aujourd’hui. On a besoin de beaucoup plus de compétences que dans le passé."

Quant à savoir si la crise économique a eu un effet sur le secteur, pour Stéphane Coigné c'est oui. Les Belges vont moins souvent chez le coiffeur, entre 4 et 5 fois par an en moyenne, dit-il. Alors qu’il y a 20 ou 30 ans, c’était en moyenne une douzaine de visites par an. Mais apparemment, le marché de la coiffure pour hommes, lui, connaît un certain essor grâce aux barbiers.