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Bonjour, Bonsoir

Cinq petites histoires que vous ne connaissez (peut-être) pas sur la Bataille de Waterloo

Illustration de la Bataille de Waterloo

Ce samedi 18 juin 2022, nous commémorons les 207 ans de la fameuse Bataille de Waterloo. A cette occasion, dans son émission Bonjour, Bonsoir, Vincent Delbushaye vous raconte cinq petites histoires, souvent insolites, à propos de cette bataille.

Général Cambronne, un homme qui ne mâchait pas ses mots

Pierre Cambronne, par Ernest Jean Delahaye

Deux phrases célèbres dites au cours de la Bataille ont été attribuées au Général Cambronne. La première, c’est aux commandes du tout dernier carré de la Vieille Garde qu’il l’aurait prononcée, face aux Anglais qui leur sommaient de se rendre : "La Garde meurt mais ne se rend pas" aurait-il lancé. Phrase que le principal intéressé a toujours nié avoir prononcée. "Je n’ai pas pu dire 'La Garde meurt mais ne se rend pas', confiait-il, puisque je ne suis pas mort et que je me suis rendu".

Cambronne a aussi nié avoir lâché le fameux "Merde" qu’on lui attribue au cœur des combats. 50 ans après la bataille, on avait même payé de vieux vétérans de Waterloo pour attester qu’il l’avait bien dit.

Mais quand on paye quelqu’un pour témoigner, ça sent un petit peu le faux témoignage. On en retiendra cette citation de Jean Yanne : "Cambronne ne mâchait pas ses mots, heureusement pour lui".

Mais qui a fait ériger la butte du Lion ?

La butte du Lion de Waterloo

Si vous êtes déjà passés par Waterloo, vous aurez certainement levé les yeux sur l’imposante butte érigée à l’endroit même de la bataille, une butte surmontée d’un lion en bronze, la gueule ouverte et le regard tourné vers la France, vers la France vaincue, histoire de dissuader les futures armées. Mais qui a construit cette fameuse butte et pourquoi à cet endroit précis ? Eh bien ce ne sont non pas les Anglais, mais bien les Hollandais, qui ont voulu ériger un monument à la gloire de leurs combattants. Et pourquoi précisément à cet endroit-là et pas 200 mètres plus loin ? C’est Guillaume 1er, roi des Pays-Bas, a voulu marquer l’endroit présumé où son fils aîné, le prince Guillaume II, a été blessé lors de la fameuse bataille.

Le lion n’est pas simplement posé sur la butte comme ça, si on découpait la butte dans le sens de la hauteur, on verrait qu’il est en fait posé sur une colonne de 40 mètres de haut. C’est impressionnant, et pourtant, Wellington, à qui l’on attribue tous les honneurs de cette victoire, n’était pas très content. Il estimait qu’on avait gâté son champ de bataille.

L’arrivée du maréchal Blücher

On a souvent dit que l’issue de la bataille avait été due à l’arrivée d’un homme au lieu d’un autre. Bonaparte attendait le maréchal Grouchy en renfort, mais c’est un autre maréchal, un tout petit peu plus prussien, un tout petit peu plus ennemi aussi, qui est arrivé, changeant véritablement le cours de la bataille, c’était le maréchal Blücher. Ce qui est dingue, c’est qu’il s’en est fallu de peu pour que ce Blücher n’arrive jamais jusque Waterloo.

Deux jours plus tôt, il perd la bataille de Ligny (précisément face à Grouchy) et lors de l’assaut, son cheval est tué et s’écroule sur lui, l’immobilisant totalement, alors que les soldats français approchent ! Mais comme la nuit tombait, les cavaliers français n’ont pas vu, n’ont pas repéré le vieux maréchal prussien. C’est l’un de ses aides de camp qui viendra le délivrer quelques heures plus tard.

Là-dessus, Blücher, remonté comme jamais, reprend les commandes d’un autre corps d’armée et marche sur Waterloo, avec le dénouement que l’on connaît…

Le mystère de la guerrière de Waterloo

C’est un 18 juin 1815 que la bataille a eu lieu, mais c’est le lendemain, sur le champ de bataille, que deux officiers britanniques ont fait une découverte pour le moins étrange : le corps d’une "étonnamment belle femme" comme ils l’ont écrit, vêtue de l’uniforme d’officier des cuirassiers français. D’après l’endroit où ils l’ont trouvée, ils en ont déduit qu’elle devait avoir chargé avec la cavalerie française. Mais son identité et la raison de sa présence sur le champ de bataille restent, encore à ce jour, un mystère. On sait que quelques femmes ont combattu dans l’armée mais aucune de celles qu’on connaissait n’a été renseignée comme devant se trouver là. C’est le mystère de la guerrière de Waterloo…

Copenhague et Marengo

On connaît l’histoire du terrible face-à-face entre Wellington et Bonaparte mais intéressons-nous plutôt à ceux qui se trouvaient juste en dessous de leur séant, à savoir, leur cheval ! Des chevaux qui les suivaient de bataille en bataille – des fois que ça leur porte chance. Le cheval de Wellington s’appelait "Copenhague" et à sa mort, il recevra carrément les honneurs militaires avant d’être enterré dans le parc de l’un des châteaux de son propriétaire.

Copenhagen, le cheval du Duc de Wellington
Copenhagen, le cheval du Duc de Wellington Historic England Archive via Getty Images

Le cheval de Napoléon – en tout cas, celui qu’il montait à Waterloo - s’appelait Marengo, du nom de sa célèbre victoire en 1800, un cheval réputé increvable puisqu’on raconte qu’il aurait été capable de galoper 130 kilomètres d’affilée (surmonté de son impérial cavalier), mais aussi qu’il aurait survécu à la campagne (infructueuse) de Russie. Il était aussi présent dans les grandes victoires, comme Austerlitz, Iena et Wagram.

Marengo, le cheval de Napoléon
Marengo, le cheval de Napoléon Fine Art Images via Getty Images

Marengo, le cheval de Napoléon a été capturé après la défaite de Waterloo et emmené en Angleterre, où il est toujours exhibé aujourd’hui, dans la vitrine du Musée de l’Académie militaire de Sandhurst. Pas facile, la vie de cheval d’un empereur, quand même…

Bonjour, bonsoir!

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