RTBFPasser au contenu
Rechercher

Regions

Cimetière d’Ixelles : le sorteur du El Cafe condamné pour viol va en appel

Le videur du El Cafe conteste la décision de justice.
25 juil. 2022 à 07:00 - mise à jour 25 juil. 2022 à 12:30Temps de lecture2 min
Par Karim Fadoul

L’agent de sécurité du El Cafe, condamné à 50 mois de prison ferme pour le viol d’une cliente de l’établissement en 2019, a décidé de faire appel. Lui et son avocat contestent le jugement rendu le 28 juin dernier par le tribunal correctionnel de Bruxelles. Outre la peine de prison, le sorteur avait également été condamné à verser à la victime des dommages à hauteur de 8500 euros.

Rappel des faits… Dans une plainte introduite le 2 mars 2019, une jeune femme âgée alors de 20 ans explique avoir été forcée de réaliser deux fellations à un sorteur du El Cafe, un établissement connu du cimetière d’Ixelles.

Vers 4h du matin, au moment où la salle est en train de se vider, la jeune femme qui a bu quelques verres, se rend aux toilettes. La suit le videur qui va la pousser dans une des cabines et la forcer à lui faire une fellation. Il la menace : si elle ne s’exécute pas, "tu ne seras plus rien". Le calvaire de la victime débute et dure près de 30 minutes, raconte-t-elle aux policiers. Il veut lui imposer d’autres actes sexuels, elle refuse. Il l’oblige à lui refaire une fellation : nouveau calvaire.

Le soulagement n’a duré qu’un temps

Le sorteur sera interpellé dans la foulée. Son procès se tiendra le 14 juin dernier. Sa défense ne convaincra pas les juges qui décideront, deux semaines plus tard, de le condamner à 50 mois de prison. Une peine qui fera écho au récent mouvement #balancetonbar, lancé fin 2021 pour dénoncer les agressions sexuelles commises dans des bistrots du cimetière d’Ixelles.

"Le soulagement n’a duré qu’un temps dans la mesure où ne venons d’apprendre qu’il a interjeté appel de la décision de première instance le déclarant coupable et le condamnant à une peine de 50 mois ferme", réagit Maître Caroline Poiré, l’avocate de la victime. "Ma cliente reste toutefois combative et nous attendons impatiemment la fixation de la cause devant la Cour d'appel, en espérant que celle-ci intervienne rapidement malgré l’encombrement des rôles des cours d’appel en raison du manque significatif de magistrats."

Elle ajoute : "Ceci démontre combien les procédures judiciaires sont psychologiquement éprouvantes pour les victimes. Il faut parfois plusieurs années avant d’obtenir une décision définitive bien que le prévenu est en droit d’utiliser toutes les voies de recours qui lui sont offertes."

Contacté, Maître Abdelhadi Amrani, avocat du condamné, n’a pas souhaité commenter l’introduction de son appel.

 

 

 

Sur le même sujet

Cimetière d’Ixelles : un sorteur du "El cafe" jugé pour des faits de viol

Regions

Un policier bruxellois travaillait comme agent de sécurité dans un des cafés du cimetière d'Ixelles : une enquête est ouverte

Regions

Articles recommandés pour vous