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CHU Mont-Godinne : Omicron provoque la saturation du laboratoire d’analyse PCR

CHU Mont-Godinne : Omicron provoque la saturation du laboratoire d’analyse PCR

Un an et demi après sa mise en fonction, le laboratoire d’analyse PCR, installé dans l’enceinte du CHU Mont-Godinne n’a jamais connu un tel régime. Comme prévu, la variant Omicron brille par sa contagiosité. La vingtaine de travailleurs du laboratoire a bien du mal à maintenir le rythme. Du jamais vu depuis le début de la crise du Covid-19.

Le personnel est fatigué

Le laboratoire, hébergé au sein de l’hôpital université de Godinne, a été construit au tout début de la crise afin de répondre à la forte demande de testing. "La décision a été prise en août 2020 et ce laboratoire a été construit un mois seulement. Il a ouvert en septembre 2020", se souvient François Mullier, directeur de laboratoire.

 

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Et en cette fin janvier 2022, le travail ne manque pas et le personnel est fatigué : "on a de plus en plus d’échantillons, d’appels… Durant la journée, la charge de travail est très importante. Jusqu’ici, on arrive à maintenir le rythme mais il faut rester concentrés pour éviter de commettre des erreurs", remarque Céline Dubois, l’une des secrétaires du labo.

"Vu la fatigue des équipes, on doit se renforcer", confirme Jonathan Degosserie. "Le recrutement est nécessaire car il faut permettre au personnel de se reposer", explique le coordinateur scientifique de la plateforme de testing fédérale au CHU UCL Namur.

3700 tests par jour : un record

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"Cette semaine, on atteint notre capacité maximale avec 3700 tests", confirme François Mullier. C’est du jamais vu depuis le début de la pandémie en Belgique. Le taux de positivité des analyses frôle les 60%, "Et depuis un mois, 100% des échantillons positifs sont identifiés au variant Omicron. Ce nouveau variant a très vite remplacé le Delta", souligne Jonathan Degosserie.

Pour l’ensemble de l’équipe, l’espoir est que ce chiffre (3700 tests quotidiens) soit aussi le signal d’une régression prochaine de l’épidémie, comme le prévoient les experts : "on espère, en tout cas, avoir atteint un pic du nombre de tests, pour enfin pouvoir ralentir la cadence", confie le responsable technique et scientifique du laboratoire.

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