RTBFPasser au contenu

Cyclisme

Christian Prudhomme : "la difficulté de Roubaix fait sa légende, si un coureur ne veut pas partir, il ne part pas"

Christian Prudhomme : "Paris-Roubaix sans le moindre danger, ça veut dire simplement qu’on n’organise pas la course"

Paris-Roubaix

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

02 oct. 2021 à 16:08 - mise à jour 03 oct. 2021 à 08:182 min
Par Mathilde Mazy et Jérôme Helguers

À la veille de la course masculine du mythique Paris-Roubaix, l’organisateur de la Reine des Classiques, Christian Prudhomme, réagit à propos des conditions météorologiques compliquées prévues ce dimanche.

- Christian, chez les coureurs il y a une forme de stress sur le retour de Paris-Roubaix avec une météo qui s’annonce dantesque, est-ce que de votre côté il y a une certaine appréhension aussi ? "D’abord on est très content d’être là. C’est-à-dire que si on regarde avec inquiétude et intérêt la météo c’est très bon signe. On aurait aimé le faire au printemps dernier, à l’automne dernier et encore au printemps d’avant donc ça veut dire que Paris-Roubaix est là après 903 jours d’absence. J’ai cru un moment en 2020 que la seule course que nous organiserions ce serait Paris-Roubaix et ça été en fait la seule quasiment qu’on n’a pas organisée."

Concernant la pluie, l’organisateur réagit : "Bien évidemment que chaque année nous disions et nous répétions "Toujours pas de pluie, 20 ans sans pluie" et maintenant que la météo nous indique très clairement qu’il va pleuvoir, on est partagé. De toutes façons Paris-Roubaix c’est la Reine des Classiques, sa légende s’inscrit aussi sous la pluie. Et puis si un coureur ne veut pas partir, il ne part pas. Ce n’est pas comme une course par étapes. Sa difficulté fait sa légende."


►►► À lire aussi"Il va y avoir des chutes mais on a signé pour ça", les coureurs préfacent un Paris-Roubaix (déjà) annoncé dantesque


Christian Prudhomme fait une parenthèse sur les grands favoris de la course : "De la pluie demain donc un grand champion qui va arriver mais aussi, parmi les favoris, des immenses spécialistes du cyclocross, Wout van Aert pour la Belgique et Mathieu Van der Poel pour les Pays-Bas. Ce sont des coureurs qui sont d’une adresse quasi diabolique et qui ont peut-être un avantage par rapport aux autres qui sont moins familiers de ce genre de circonstances. Je n’ai pas le sentiment parmi les favoris qu’il y ait une vraie inquiétude pour la pluie. Pour d’autres évidemment c’est bien légitime. On espère évidemment qu’il y aura le moins de casse possible."

- Avec une météo comme celle qu’on annonce demain et des courses où l’on protège de plus en plus les coureurs, est-ce qu’il y a des risques de neutralisation à un moment donné ? "C’est tout à fait possible de ne pas être au départ, on oblige personne à courir. Maintenant dans le cyclisme on sait que Paris-Roubaix c’est difficile, vous verrez à la trouée d’Aremberg que nous avons installé des barrières supplémentaires pour amortir les chocs au cas où. Bien sûr que la sécurité est toujours essentielle et elle le restera. Mais il y a des courses qui sont particulières et Paris-Roubaix sans le moindre danger, ça veut dire simplement qu’on n’organise pas la course, ce qu’on vient de faire depuis 903 jours."

Articles recommandés pour vous