Economie

Chômage, maladie, invalidité ou pensions…. 900 millions d’euros doivent être répartis pour augmenter les allocations sociales

Les allocations doivent être augmentées. Oui mais comment ?

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15 sept. 2022 à 08:18Temps de lecture1 min
Par Belga, édité par Marie-Laure Mathot

Les partenaires sociaux ne sont pas parvenus à un accord sur la répartition des 900 millions d’euros destinés à augmenter les allocations sociales, annoncent jeudi les syndicats. Les représentants des travailleurs demandent au gouvernement de prendre la main et de se prononcer rapidement.

Au plus tard le 15 septembre de chaque année paire, syndicats et employeurs doivent formuler un avis sur la manière dont "l’enveloppe bien-être" sera dépensée au cours des deux années suivantes. Cette enveloppe garantit un budget pour augmenter les allocations sociales (en plus de l’index). Il s’agit notamment des allocations de chômage, des allocations de maladie et d’invalidité ou encore des pensions.

Selon les syndicats, il a été "impossible" pour les interlocuteurs de rendre un avis commun avant l'échéance, "les employeurs ayant systématiquement refusé, ces derniers mois, d'entamer les travaux". 

"À la veille d'un hiver particulièrement difficile, les syndicats insistent pour qu'un maximum de moyens soient libérés à partir du 1er janvier 2023. Nous demandons au gouvernement de prendre une décision rapide afin de permettre une mise en œuvre dans les meilleurs délais", selon le communiqué des syndicats. 

Du côté patronal, la Fédération des entreprises de Belgique souligne qu'il "n'a jamais été possible de rendre un avis commun sur les allocations pour le 15 septembre". Les employeurs sont disposés à négocier, mais souhaitent inclure les travailleurs actifs dans les discussions, a déclaré Monica Jonghe, directrice générale de la FEB. 

Les employeurs craignent un nouveau "piège à chômage" si les allocations augmentent alors que les salaires n'augmentent pas dans la même mesure. Mme De Jonghe relève également le budget limité du gouvernement. "Les syndicats veulent donner quelque chose à tout le monde. Mais nous pourrions peut-être utiliser une partie de l'enveloppe pour les (travailleurs) actifs aussi. On pourrait peut-être en donner un peu plus aux familles monoparentales."

Monica De Jonghe craint que le gouvernement ne soit pas non plus en mesure de décider. "La même contradiction se retrouve également au sein du gouvernement."

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