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Chiny : un projet de porcherie refait surface sur les hauteurs de Jamoigne

© Flickr-Cristian Stefanescu

24 nov. 2022 à 17:21Temps de lecture2 min
Par Nicolas Lefèvre

C'est un projet dont nous avions déjà parlé début 2015 : la création d'une porcherie sur les hauteurs de Jamoigne, dans la commune de Chiny. Le permis avait été annulé suite à un recours au Conseil d’État. Mais la demande, renouvelée par le promoteur, a de nouveau été approuvée par la Région wallonne.

Y aura-t-il finalement une porcherie sur les hauteurs de Jamoigne ? 200 plaintes étaient remontées à l'époque à l'administration communale contre sa construction. Les riverains avaient fait part de leurs inquiétudes vis-à-vis des nuisances olfactives et de la dépréciation immobilière qui, selon eux, pouvaient découler de l'implantation de cette porcherie. "La commune avait dit non", explique Sébastian Pirlot, maire de Chiny. "L'urbanisme à Arlon a fait de même et il y avait aussi un avis négatif du DNF. Le demandeur a été en recours au gouvernement wallon, qui a octroyé le permis malgré les avis négatifs, et donc nous avions été au Conseil d’État où nous avions obtenu gain de cause".

Mais aujourd'hui rebelote, la demande de permis a été renouvelée et même accordée par la Région wallonne suite à un recours du promoteur. Y a-t-il eu des modifications susceptibles de faire basculer la position de la commune ? "Malheureusement, le projet qui a été à nouveau présenté est quasi similaire au précédent", poursuit le maire. "On n'est pas contre les élevages industriels car on a octroyé deux permis pour des élevages de volailles, mais on n'a pas eu de plaintes. Ici, le fait que l'on veuille faire ça sur les hauteurs, près d'une zone densément peuplée, on n'est pas d'accord".

La commune a déjà déboursé 20.000 euros pour le premier recours au Conseil d’État et annonce son intention de repartir pour un tour en justice. "Nous avons à nouveau eu 200 plaintes de riverains suite à une enquête publique. On ne tient visiblement pas compte de l'avis du citoyen et de la commune qui est le pouvoir le plus proche. Je trouve regrettable qu'on prenne des décisions comme celle-là au départ d'un rapport rédigé dans un bureau de Namur", conclut Sébastian Pirlot.

En 2015, le promoteur se voulait rassurant vis-à-vis de son projet, précisant qu'il ne s'agissait nullement d'une porcherie industrielle. Aujourd'hui, il ne souhaite pas faire de commentaire, préférant attendre la décision du Conseil d’État.

 

 

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