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Chièvres: les pompiers se mobilisent pour aider l'Ukraine

Ils recherchent avant tout de quoi aider les secours, sur place. L'un des volontaires de la caserne, marié à une Ukrainienne, a appelé des confrères qui travaillent à proximité des zones de conflit. Ils ont établi une liste de matériel à envoyer d'urgence.

Entre deux départs d'ambulance, Andy Pilatte et Stéphanie Hamaide mettent en caisse du matériel déclassé. "Ici, ce sont des casques, qui servaient encore il y a peu. Ils sont encore en bon état. Ils étaient au grenier..." Un peu plus loin, des vestes d'apparence neuves s'entassent sur une table. "Si elles ne sont pas neuves, elles ont très peu servi!" confirme Stéphanie. En Belgique, les règlementations ont changé, entraînant des modifications au niveau des uniformes, du matériel à utiliser. D'anciens équipements sommeillent dans les greniers et les armoires. "Ca va leur permettre, au niveau logistique, de pouvoir changer de tenue. Ou cela servira à remplacer des tenues qu'ils vont sans doute abîmer lors des opérations de sauvetage".

Une liste des besoins établie depuis l'Ukraine
L'un des volontaires de la caserne est polonais, marié à une ukrainienne. Ce week-end il a joint la zone de secours DSNS Ivivski oblasti. Avec ses confrères, "il a établi une liste de matériel dont les secours ont besoin sur place", explique Stéphanie. "Ce sont essentiellement des tenues de feu, des casques, des lampes torche, des moyens de communication, pour rechercher des victimes ensevelies. Ils parlaient également de drone, mais ça...c'est plus cher, plus technique...on va voir avec d'autres organismes s'ils ne savent pas nous aider..."

Charlotte Legrand

Entre collègues, ils se mobilisent, fouillent les réserves de matériel. "On envoie aussi un tas de mails à des fournisseurs, des sociétés privées, actives dans le secteur pharmaceutique, par exemple", précise Aurélien Bouvry, le président de l'amicale des pompiers.  Une société vient d'appeler, avec une promesse de livrer des casques et des lampes frontales. La régie provinciale autonome, qui partage le même site avec les pompiers de Chièvres, va quant à elle fournir du matériel plus technique, des protections respiratoires. Plusieurs collectes sont en cours, menées soit par l'amicale des pompiers, soit par la zone, les services provinciaux. Le personnel compte se relayer pour trier, assurer des permanences, recevoir les dons de particuliers ou de collectivités. "On ne peut pas ne rien faire, rester insensible. C'est un peu dans notre ADN", conclut Andy. "On pense aussi à nos collègues ukrainiens. On se dit que si cela nous arrivait, à nous, ils se mobiliseraient aussi pour nous venir en aide". 

Que peut-on amener?

Si vous souhaitez contribuer à cette collecte, il est possible de déposer des dons à la caserne (entre 8h et 16h). "Pour l'instant, la priorité va aux lampes frontales, piles, batteries, groupes électrogènes, trousses de secours, bandes pansements désinfectants", explique Aurélien Bouvry. "Ca, on sait que ça peut servir, dès à présent. Les produits d'hygiène, surtout pour enfants, on n'en a pas beaucoup et ça peut aussi être utile. Tout comme les denrées non périssables. Je pense que les vêtements, ce n'est pas utile dans l'immédiat, il vaut mieux attendre pour ne pas engorger les circuits d'aide sur place. Mais cela servira plus tard". 

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