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Belgique

Charles Michel : "Le tweet de Theo Francken est une maladresse, pas un dérapage"

Jeudi en prime du 10/9/2015 : Charles Michel

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10 sept. 2015 à 12:53 - mise à jour 10 sept. 2015 à 18:452 min
Par Thomas Gadisseux

"J’ai confiance en lui, il travaille bien !" Invité de "Jeudi en Prime", le Premier ministre a réaffirmé son soutien à Theo Francken. Le tweet polémique du secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration "n’est pas un dérapage". Charles Michel en appelle à la solidarité "obligatoire" européenne. "Lorsqu’on reçoit des financements européens, on a le devoir de prendre ses responsabilités".

Début de semaine, quelques mots de Theo Francken ont provoqué un tollé. Le secrétaire d’État à l'Asile et à la Migration ironisait sur le trop grand confort des tentes, vexé du désintérêt des réfugiés pour le bâtiment WTC III mis à leur disposition. C'était avant qu'il ne renchérisse dans une interview à la VRT, en demandant ce qu'il devait faire, "leur proposer l'hôtel" peut-être ?

"Ce n'est pas un dérapage, a précisé le Premier ministre. "Il n'y a pas de propos raciste, aucune frontière n'a été dépassée." Charles Michel a-t-il tout de même recadré son collègue Theo Francken? "C'est une maladresse et une faute de communication. Je lui en ai parlé. Il doit être concentré sur son travail. Mais je ne veux pas que cela occulte l'essentiel : apporter des réponses à court et moyen terme aux demandeurs d'asile."

La solidarité européenne "obligatoire"

Ce jeudi après-midi, Charles Michel a rencontré Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne. Ce dernier a présenté son plan d'accueil et de répartition des réfugiés en Europe, la veille, devant le parlement européen, à Strasbourg. Sur les 160 000 réfugiés syriens et irakiens affluant sur le sol des 28, la Belgique est censée en prendre en charge 6000.

Charles Michel salue la demande de Jean-Claude Juncker "sans naïveté", car il faut "exiger une solidarité de l'ensemble des pays européens." Or, ce n'est pas le cas actuellement. Pour le Premier ministre, "quand on reçoit des financements européens, on doit être solidaire, sinon on coupera les financements", en poin tant du doigt la Hongrie ou la Pologne. "Ces pays-là ne peuvent pas dire, on aime bien l'Europe quand elle mobilise des moyens financiers pour nous, mais quand il y a une difficulté, on est plus là."

Des jihadistes parmi les migrants?

"On ne peut rien exclure", précise Charles Michel. "Mais soyons clair, les personnes concernées par les récents attentats étaient implantées chez nous depuis longtemps." Le Premier ministre confirme donc que des moyens ont été dégagés pour renforcer la Sûreté de l’État.

"Nous voulons plus d'emplois car c'est plus de garantie de pouvoir d'achat."

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