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Charleroi : contre le harcèlement et les agressions sexuelles en rue, la ville veut adopter le nom de code "AskforAngela"

Charleroi : contre le harcèlement et les agressions sexuelles en rue, la ville veut adopter le nom de code "AskforAngela"

Angela n’existe pas réellement. C’est un code, un système apparu en 2016, en Grande-Bretagne. Depuis l’instauration de ce système là-bas, les femmes se sentant en insécurité, menacées en rue, ont l’opportunité d’entrer dans un commerce, un établissement Horeca ou un lieu culturel et demandent à voir Angela. Le personnel des lieux, formé pour cela, comprend alors directement qu’il doit apporter soutien et protection.

Lors du conseil communal de ce lundi, une motion présentée par le MR en faveur de la prévention de cette insécurité en rue a été adoptée à l’unanimité. Alicia Monard, échevine en charge de l’égalité des chances, en a profité pour exprimer son souhait de développer ce système à Charleroi.

Une initiative suivie

Suivant l’exemple britannique, la France a adopté le système. Notamment à Nice, à Rouen, à Caen… Chez nous, cela a commencé à Bruxelles et plus particulièrement autour du cimetière d’Ixelles, un quartier estudiantin où des faits de mœurs en rue sont malheureusement récurrents. Louvain-la-Neuve également a adhéré au système. C’est en tout cas ce que l’on peut voir sur la page Instagram du mouvement (assez peu réactive à nos questions, toutefois).

Une formation pour les établissements volontaires

A Charleroi, c’est l’ASBL Charleroi Centre-Ville qui aura la charge de sensibiliser les établissements à ce projet. Les volontaires bénéficieront d’une formation dispensée par la Maison Plurielle et Vie Féminine. Car le tout n’est pas d’accueillir une personne en danger, mais de savoir aussi comment agir. Alicia Monard détaille : "Analyser la situation et prendre en charge la personne, cela doit s’apprendre. Et il faut aussi savoir ce qu’il faut faire. Appeler la police si la menace est réelle. Une ambulance s’il y a eu des coups. Un taxi ou des proches pour permettre à la victime de rentrer chez elle en toute sécurité sans devoir ressortir seule dans la rue, au risque d’être à nouveau suivie…". L’échevine espère la mise en place du système pour ce printemps. Les établissements partenaires seront identifiables grâce à un autocollant sur leur devanture.

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