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Changer de boulot après 50 ans : bonne ou mauvaise idée ?

Changer de boulot après 50 ans

Pas toujours facile de se sentir épanoui au boulot. Il vous arrive peut-être d’avoir envie de dire ses quatre vérités à votre patron et de claquer la porte, pour recommencer une nouvelle aventure professionnelle. Mais passé 50 ans, est-ce une bonne idée ? Le point avec Nicolas Evrard, journaliste pour le "Plus Magazine" et chroniqueur pour "La Grande Forme".

Tout le monde a déjà eu envie de claquer la porte au boulot. Vous êtes peut-être déjà tombé sur un de ces documentaires à la télé, qui mettent à l’honneur des gens qui ont changé de vie : un ancien comptable qui est parti élever des chèvres dans le Larzac… Ou alors une chargée de com’bruxelloise qui a tout laissé tomber pour ouvrir son petit hôtel dans un charmant village de Toscane. C’est vrai, ça fait rêver… Ça fait d’autant plus rêver quand le lendemain, on se retrouve à boire le jus de chaussette de la machine à café en lisant les 64 mails que votre patron bien-aimé vous a délicatement envoyés entre 8h30 et 9h10 du matin.

De temps en temps, ce sentiment est normal. Là où ça devient moins normal, c’est quand on se le dit tous les jours. C’est peut-être le signe qu’on n’est vraiment pas épanoui et qu’on ne trouve pas de sens à son travail. C’est à ce moment-là qu’il faut peut-être se poser la question de changer volontairement de boulot. La bonne nouvelle, c’est que c’est possible à tout âge. La mauvaise, c’est qu’il faut être un peu plus prudent passé 50 ans.

En règle générale, les recruteurs préfèrent engager des petits jeunes

Bien que les seniors soient avantagés grâce à leur expérience, leurs compétences acquises et leur carnet d’adresses, il faut être honnête, quitter son boulot à cet âge est une décision qui doit être mûrement réfléchie. Même si l’échec peut être une expérience constructive, il est plus difficile de rebondir quand on a déjà un certain âge : "Notamment parce qu’on est dans une société discriminante envers les travailleurs plus âgés. En règle générale, les recruteurs préfèrent engager des petits jeunes" explique Nicolas Evrard.

Et si vous changiez de boulot après 50 ans ?

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Avant d’envisager une reconversion professionnelle volontaire, il peut être intéressant de voir s’il est possible de modifier son cadre de travail actuel : on peut explorer la possibilité de mutations internes, changer de service, essayer de casser la routine pour ne plus être en pilotage automatique. Pour les plus de 50 ans, il est possible de mettre à profit son expérience, pour aider les plus jeunes.

Certaines entreprises proposent des systèmes de parrainage, où il est possible de prendre sous son aile un travailleur junior ou un stagiaire. Si ce n’est pas le cas chez vous, il existe des asbl, comme "Duo For a job", qui met en contact des jeunes chercheurs d’emplois issus de l’immigration, avec des bénévoles de + de 50 ans, qui viennent du même secteur professionnel. Ça permet d’aider quelqu’un directement grâce à son expérience pro et parfois ça donne le petit coup de boost nécessaire pour se sentir à nouveau bien.

Si l’envie de changer de boulot persiste, plutôt que de quitter votre job, vous pourriez vous lancer sur le côté dans une activité complémentaire qui vous plaît. Par exemple : la conception de bijoux, les travaux de petite menuiserie. Ça peut permettre de développer une activité à votre aise, sans trop de risques. Et pourquoi pas, arriver à en faire votre métier. Même si ça ne devient pas votre activité principale, cela suffit parfois à donner le petit complément d’estime de soi qui rééquilibre la balance et fait passer l’insatisfaction au travail à l’arrière-plan. Qui plus est, après la pension, si vous continuez, ça peut faire un petit complément intéressant.

Mais si je ne supporte vraiment plus mon boulot, je fais quoi ?

Si vous ne voyez vraiment pas d’autres solutions, il va falloir envisager de changer. Voici quelques conseils : prenez le temps de réfléchir et faites-vous aider par un professionnel, par exemple un coach, en amont. Pourquoi ? Parce qu’il a plein techniques pour vous permettre de vous connaître mieux. Pour déterminer la direction dans laquelle aller et minimiser le risque d’échec, vous pouvez faire un bilan de compétence. Il existe des outils pour déterminer quelles sont vos valeurs professionnelles (comme l’empathie, la création…). Ce n’est pas toujours celles qu’on croit.

Retrouvez "La Grande Forme" en direct du lundi au vendredi de 13 heures à 14h30 sur VivaCité. Vous avez manqué l’émission ? Nous vous invitons à la revoir sur Auvio ainsi que sur différentes plateformes de Podcast.

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