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Cyclisme Mondiaux

Championnat du monde de cyclisme : Loïc Vliegen se confie

26 sept. 2020 à 14:00Temps de lecture3 min
Par Jérôme Helguers avec Sébastien Ongaro

À Imola, le Liégeois Loïc Vliegen participe à ses premiers championnats du monde chez les élites. Les derniers bons résultats du coureur Circus – Wanty Gobert n’ont pas échappé à l’œil du sélectionneur Rik Verbrugghe. Quelques heures avant de s’élancer sur l’Autodromo Enzo e Dino Ferrari, Loïc Vliegen s’est assis en terrasse avec nous. "J’étais en contact avec Rik depuis un moment. Il estimait que la course en ligne des championnats du monde était dans mes cordes. Depuis deux semaines, je prépare donc cette course. Ce n’est pas vraiment une surprise, parce que je sentais que je pouvais être ici. Après c’est clair que, pour un coureur pro, être sélectionné pour les Mondiaux est toujours une satisfaction", confie Loïc Vliegen.

Le linge sale de Tim Wellens…

Juste avant de s’installer, Loïc est arrivé avec le sac à linge sale de Tim Wellens dans les mains. Avec humour, on demande à Loïc si c’est ça le rôle d’équipier, s’occuper du linge sale ? "Oui voilà, tous les jours je fais son linge, je repasse et je range dans sa garde-robe (rires). Non, je partage simplement la chambre avec Tim Wellens. On reste deux en chambre, mais on est très régulièrement testé pour le COVID-19. Je ne sais pas combien de tests j’ai déjà passés depuis le 1er août… un paquet je pense ! Maintenant, ça ne me fait plus rien, je ne le sens même plus passer. Tim parle très bien français, mais j’essaie aussi d’échanger en néerlandais. J’aime ça et j’habite maintenant du côté néerlandophone".

"Magnifique parcours mais… usant !"

"Rik m’avait prévenu que le parcours serait très dur, mais qui peut me convenir. On a fait la reconnaissance jeudi et… c’était bel et bien ce que Rik disait ! Pour moi, c’est un magnifique parcours, avec des routes refaites. Par contre, c’est toujours très étroit et ça va rendre le peloton plus nerveux. C’est technique, sinueux, jamais de ligne droite et sans un mètre de plat. Ça va vraiment être une course épuisante. On annonce peut-être de la pluie, ce qui va rendre la course beaucoup plus difficile. Les deux côtes du parcours sont semblables à ce que l’on peut retrouver dans les Ardennaises. Des côtes raides de plus ou moins trois kilomètres. Ça va être usant", détaille Loïc.

Van Aert leader mais… "avec toujours une carte ou un joker à jouer"

"Chaque année, la Belgique a une équipe compétitive. Mais vu le Tour de France de Wout Van Aert, il est certainement le leader de l’équipe. Ce qu’il a fait est extraordinaire, tout le monde rêve d’un Tour comme ça. Il a même été capable d’accompagner les meilleurs dans la montagne. J’ai pu voir qu’il était chaque fois là avec les 10-15 meilleurs grimpeurs. Il a vraiment franchi un palier, il est bon sur tous les terrains. Mais ce n’est pas depuis hier qu’on sait qu’il est un réel talent, un réel champion. Il est très calme, posé et serein, mais c’est un leader, c’est sûr. Il ne serait pas là où il en est s’il ne l’était pas. Il a beaucoup de respect pour les autres et n’a vraiment pas du tout la grosse tête. Alors que depuis tout jeune, il collectionne les maillots de champion du monde et champion d’Europe ! C’est ça qui fait pour moi un grand champion et que je respecte énormément".

"Le tout sera de voir comment Wout Van Aert a pu récupérer de cette Grande Boucle très difficile pour lui. Il sera nécessaire de bien dialoguer et discuter le jour de la course, histoire d’avoir toujours une carte ou un joker à jouer. Le groupe est très soudé, c’est important et Rik Verbrugghe fait ça très bien".

'One team, one goal', Loïc Vliegen a hâte de rouler en équipe

"Personnellement, je ne me suis pas fixé d’objectif. Je suis ici pour l’équipe et prendre de l’expérience sur mon premier championnat du monde. J’adopterai la consigne de l’équipe et de Rik, donner le meilleur de moi-même pour le rôle que j’aurai à jouer. Le rôle d’équipier est peut-être ingrat mais on s’y fait. Quand on porte le maillot national, il faut respecter les consignes et faire ce que l’on te demande. Représenter son pays c’est être une équipe, 'one team, one goal' (traduction : une équipe, un objectif), c’est comme ça que l’on doit voir les choses. C’est vrai que tous les coureurs belges présents ici sont habituellement des coureurs protégés, mais notre force est de pouvoir appliquer la consigne qui nous sera donnée", conclut Loïc Vliegen.

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